Un quinquagénaire qui a commis, pour la troisième fois, des gestes de nature sexuelle, pourrait écoper de huit ans de prison.

Denis Trudeau, 55 ans, de Rawdon, était de retour au palais de justice de Joliette, cet après-midi (22 avril), pour les représentations sur sentence.

De façon commune, la Couronne, représentée par Me Ariane Roy-Drouin, et la Défense, représentée par Me Olivier Cusson, ont suggéré une peine de huit ans de détention. L’accusé serait aussi délinquant à contrôler pour une période de dix ans à sa sortie de prison.

« Il y a beaucoup plus de facteurs aggravants qu’atténuants. Les seuls facteurs qui militent pour l’accusé sont le plaidoyer de culpabilité rapide ainsi que sa collaboration aux différents rapports », a plaidé Me Roy-Drouin. Pour la Couronne, l’accusé a fait une faible introspection de lui-même depuis son arrestation et le risque de récidive sur les enfants demeure élevé.

L’accusé a plaidé coupable, en octobre 2020, à 10 chefs d’accusation soit deux chefs de menace de mort, deux chefs d’avoir rendu du matériel explicitement accessible à des mineurs, de contact sexuel, d’incitation à des contacts sexuels, d’avoir produit et d’avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile ainsi deux chefs d’avoir brisé une ordonnance lui interdisant de communiquer directement ou indirectement de quelque façon que ce soit avec une personne âgée de moins de 16 ans à moins d’être sous la supervision d’un adulte et d’utiliser internet ou tout autre réseau numérique.

La mère des deux victimes a rendu un témoignage bouleversant devant le tribunal. « Mes enfants ont subi beaucoup de conséquences des gestes de M. Trudeau. Ils ont beaucoup de misère à fonctionner et sont incapables de dormir séparément », a mentionné la mère en sanglots.

Le juge Normand Bonin décidera le 2 juin prochain, s’il entérine ou non la suggestion commune.

Rappel des faits

Les faits se sont déroulés entre le 1er avril et le 7 juillet 2020 à Rawdon et à Sainte-Julienne. https://lanauweb.info/coupable-davoir-agresse-la-fillette-de-son-coloc/

L’accusé qui vivait, à ce moment-là, en colocation avec le père de la victime âgée de moins de 16 ans, a montré images de pornographie juvénile à une des deux  victimes.

Le 7 juillet 2020, le petit frère de la fillette a dit à sa mère qu’il avait quelque chose à lui montrer.  L’enfant prend alors le cellulaire de l’accusé et lui montre une vidéo où on voit sa petite sœur faire une fellation à M, Trudeau. La mère a aussitôt appelé les policiers.

L’accusé a commis plusieurs gestes de nature sexuels sur la fillette en plus de l’agresser sexuellement. Lors d’une perquisition, les policiers ont retrouvé une paire de petite culotte rose sous l’oreiller de l’accusé. Dans la chambre de M. Trudeau, il y avait aussi deux images suggestives de moins de 18 ans avec un livre d’éducation sexuelle.

Au moment des infractions, Denis Trudeau était sous le coup d’une ordonnance, qui avait émise en 2015, dans laquelle on lui  interdisait de communiquer directement ou indirectement de quelque façon que ce soit avec une personne âgée de moins de 16 ans à moins d’être sous la supervision d’un adulte et d’utiliser internet ou tout autre réseau numérique, pour une période de dix ans.