Un homme de Rawdon pourrait écoper d’une longue peine de détention pour avoir agressé sexuellement la fillette de son coloc.

Denis Trudeau, 55 ans, a plaidé coupable ce matin (14 octobre), au palais de justice de Joliette, à 10 chefs d’accusation soit deux chefs de menace de mort, deux chefs d’avoir rendu du matériel explicitement accessible à des mineurs, de contact sexuel, d’incitation à des contacts sexuels, d’avoir produit et d’avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile ainsi deux chefs d’avoir brisé une ordonnance lui interdisant de communiquer directement ou indirectement de quelque façon que ce soit avec une personne âgée de moins de 16 ans à moins d’être sous la supervision d’un adulte et d’utiliser internet ou tout autre réseau numérique.

Selon ce qu’a relaté la procureure des poursuites criminelles et pénales dans ce dossier, Me Ariane Roy-Drouin, les faits se sont déroulés entre le 1er avril et le 7 juillet dernier à Rawdon et à Sainte-Julienne.

L’accusé vivait, à ce moment-là, en colocation avec le père de la victime âgée de moins de 16 ans. Le 7 juillet dernier, le petit frère de la fillette a dit à sa mère qu’il avait quelque chose à lui montrer.  L’enfant prend alors le cellulaire de l’accusé et lui montre une vidéo où on voit sa petite sœur faire une fellation à M, Trudeau. La mère a aussitôt appelé les policiers.

En entrevue vidéo, la fillette a raconté aux policiers que Denis Trudeau n’arrêtait pas de la toucher partout, devant, derrière, main dans les culottes.  L’accusé a commis, à de nombreuses reprises, divers attouchements sexuels sur la fillette, en plus de recevoir des fellations de sa part.

À quelques reprises, il l’a agressé sexuellement à Sainte-Julienne et à Rawdon, en plus de proférer des menaces à elle et à son frère. La fillette avait peur de l’accusé.

L’accusé a aussi montré de la pornographie à elle et à son frère sur son cellulaire, et lui a demandé de faire la même chose. Au cours des deux derniers jours avant son arrestation, l’accusé a demandé au petit garçon de le filmer.  La dernière agression sexuelle a eu lieu dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier lorsque le père de la fillette dormait.

Lors d’une perquisition, les policiers ont retrouvé une paire de petite culotte rose sous l’oreiller de l’accusé. Dans la chambre de M. Trudeau, il y avait aussi deux images suggestives de moins de 18 ans avec un livre d’éducation sexuelle.

Dans le cellulaire de celui-ci, les enquêteurs ont retrouvé quatre photos de la vulve de la fillette couchée sur le dos. Dans le fichier cash de la galerie photo du cellulaire, il y avait 18 photos où la fillette est couchée sur le dos sans pantalon avec l’emphase sur sa vulve.

Enfin, il y avait une vidéo, datée du 20 mai dernier, d’une durée moins de deux minutes, où l’on voit le gros plan du visage de la victime en train de faire une fellation à l’accusé.

Au moment des infractions, Denis Trudeau était sous le coup d’une ordonnance, qui avait émise en 2015, dans laquelle on lui  interdisait de communiquer directement ou indirectement de quelque façon que ce soit avec une personne âgée de moins de 16 ans à moins d’être sous la supervision d’un adulte et d’utiliser internet ou tout autre réseau numérique, pour une période de dix ans.

Lors de sa rencontre avec les policiers, le père des deux enfants, a indiqué qu’il ignorait tout des conditions que devait respecter l’accusé. Le week-end, le père des enfants et la victime passait beaucoup de temps ensemble, le père se couchait vers 20h30 pour se lever à 4h du matin.

Interrogé par les policiers après son arrestation, Denis Trudeau a reconnu avoir commis les agressions sexuelles  et d’avoir pris les photos explicites. L’accusé a mentionné avoir commis les actes car il était saoul car il est alcoolique.

Le juge Normand Bonin a ordonné la confection d’un rapport présentenciel d’un agent de probation et d’une évaluation sexologique. Denis Trudeau, qui est détenu depuis son arrestation et qui est défendu par Me Olivier Cusson, reviendra en cour le 15 février 2021 pour les représentations sur la peine.