Le député de Berthier-Maskinongé, Yves Perron, dénonce les délais démesurés dans le traitement des dossiers de citoyens victimes de fraude. Il réclame une amélioration du soutien aux victimes dans la région, et appuie les demandes de son collègue député bloquiste et porte-parole en matière de Revenu, Luc Désilets.

« Nous voyons des cas qui prennent des mois avant de trouver un dénouement, et pendant ce temps, les citoyens se trouvent sans ressource financière à cause de la lenteur du gouvernement à régler le dossier. C’est inadmissible », critique Yves Perron.

Un exemple concret de cas qui traine en longueur

En juillet 2020, Dominique Lavoie dépose une demande d’assurance-emploi après avoir subi une fracture au bras. Traitée à l’époque comme une demande de PCU par Service Canada, elle reçoit deux versements. Le 5 août 2020, son compte est suspendu : deux demandes de prestations frauduleuses ont été faites en son nom. Service Canada débute une enquête. En octobre, ils assurent que sa demande sera réactivée. Début décembre, un enquêteur confirme que le tout sera réglé dans les 10 jours. La citoyenne de La Visitation-de-l’Île-Dupas obtient ensuite la promesse de règlement pour le 24 décembre, puis pour le 20 janvier. Le 27 janvier dernier, elle n’avait toujours rien reçu. Aux dernières nouvelles, le bureau du député a obtenu de Service Canada un engagement de paiement dans les jours à venir. On a affirmé que le travail d’enquête étant terminé, le dossier était maintenant entre les mains d’un agent de paiement.

Quand le gouvernement a lancé la PCU en mars dernier, il a lui-même admis qu’il y aurait des cas de fraude. C’est inacceptable que rien n’ait encore été mis en place pour soutenir efficacement les citoyens, presque un an après l’arrivée du programme », a dénoncé Yves Perron.

Aussitôt mis au courant de la situation, le bureau du député Yves Perron a multiplié les tentatives afin d’accélérer la demande de Dominique Lavoie. : « Ce qui est inquiétant, c’est que cette citoyenne n’est pas la seule dans cette situation. Les citoyens ont besoin de soutien immédiat, ils n’en ont que faire du cafouillage existant entre Service Canada et l’ARC », déplore le député.

De son côté, le député Luc Désilets réclame une ligne téléphonique dédiée, avec une formation précise pour le personnel, et l’attribution de ressources supplémentaires consacrées au service des citoyens et des entreprises. « Ce cas est révélateur d’une problématique qui tend à prendre de l’ampleur. Je crois également, comme mon collègue, que la ministre Diane Lebouthillier se doit d’agir rapidement, et mettre en place les outils nécessaires à l’amélioration des services aux citoyens », a conclu Yves Perron.