Un autre coup de théâtre est survenu dans le dossier de Gilles Croze, arrêté en juin 2019 pour des crimes sexuels.

L’homme de 66 ans, de Saint-Charles-Borromée, a en effet changé d’avocat pour la troisième fois depuis le début des procédures judiciaires intentées contre lui.

En effet, il a retiré le mandat à Me Nada Boumefthah. C’est maintenant Me Vinh Nguyhen qui le représentera.

Lors du bref retour en cour de l’accusé, le 29 avril, la cause a été une fois de plus reportée au 12 juin prochain.

Gilles Croze fait face à un total de 77 chefs d’accusation dont voie de fait, agression sexuelle, voie de fait causant des lésions corporelles, d’agression armée, de contacts sexuels, d’incitation à des contacts sexuels, d’attentat à la pudeur, de menaces de mort, de séquestration, de grossière indécence, d’inceste, de s’être fait passer pour une personne morte ou vivante dans l’intention d’obtenir un avantage pour lui-même, d’avoir braquer une arme à feu et d’avoir manipulé une arme à feu de manière négligente.

Les faits se seraient déroulés sur une période de 40 ans dans plusieurs villes ou municipalités de la province ainsi qu’au Nouveau Brunswick. Si au départ, il aurait fait 14 présumées victime, une nouvelle s’est ajoutée depuis son arrestation.

L’accusé a renoncé une première fois à sa remise en liberté en juillet 2019. Son avocate, Me Nada Boumefthah, avait demandé une nouvelle enquête caution. Le juge Normand Bonin a refusé cette demande, le 19 février dernier.

Gilles Croze, qui possède un lourd casier judiciaire, a déjà été condamné, par le passé, à six mois d’emprisonnement pour contact sexuel.

Pendant sa détention préventive, il lui est interdit de communiquer de quelque façon que ce soit avec les présumées victimes ainsi que les membres de leur famille.