La crise climatique est, selon de nombreux scientifiques, le plus grand défi de notre époque. Alors que tout nous indique que les conséquences seront rapides et dévastatrices, il semble clair que des changements en profondeur de notre société s’imposent.

L’état de crise sanitaire actuel nous montre les failles de notre système et nous oblige à ajuster le tir pour le bien-être des citoyen.ne.s d’aujourd’hui et de demain. Il faut cependant garder en tête que la crise climatique est aussi à notre porte. C’est pourquoi des groupes de citoyen.ne.s se sont réunis pour créer des camps d’occupation militants, d’abord à Amos et à Montréal, puis maintenant à Joliette. Ces camps d’occupation réclament une plus grande couverture médiatique de la crise climatique ainsi que de réels engagements de la part des divers palliers gouvernementaux.

« Occuper, c’est réclamer la place publique pour y rêver, y créer et y rencontrer. C’est une réappropriation de l’espace, mais aussi du temps. Prendre son temps pour simplement exister dans l’espace, c’est ça qui est révolutionnaire » a déclaré Charlotte, militante du camp de Montréal.

Ainsi, à Joliette, nous établirons campement sur la Place Bourget à partir de vendredi le 31 juillet 2020. Nous y resterons jusqu’à ce que notre message soit entendu. Nous invitons citoyen.ne.s, militant.e.s et familles à se joindre à nous, pour discuter ou pour camper dans un environnement inclusif et de partage.  Notre groupe est composé de militant.e.s de divers milieux de Lanaudière. Nous nous associons pour partager nos luttes et nos demandes :

Nos demandes :

  1. Relance économique : La relance économique post- COVID 19 doit absolument faire un virage vert, juste et local. Nous exigeons un plan de relance adopté d’ici à la fin de l’année 2020 qui nous permettra d’atteindre la carboneutralité d’ici 2025 ;
  2. Couverture des médias face à l’urgence climatique: Nous demandons une couverture active et transparente ;
  3. Plus de femmes en poste de pouvoir : Selon un rapport de l’ONU, les femmes sont 14 fois plus à risque de mourir lors de catastrophes naturelles. Les femmes déterminent en grande partie les tendances de consommation, d’où l’importance de les intégrer activement dans les prises de décision concernant l’environnement ;
  4. Justice climatique : Naturalisation de tous et toutes: la crise climatique est une crise migratoire. Nous devons accorder la citoyenneté aux individus qui ne la possèdent pas par leur naissance pour atteindre la justice climatique.

*Mesures COVID 19 : Nous demandons aux participant.e.s de porter un masque / couvre-visage ainsi que de respecter les mesures de distanciation sociale.

**Nous sommes un mouvement écologiste, féministe, antiraciste et pacifique.

***Nous désapprouvons la violence et le cassage, puisqu’ils sont contraires aux valeurs fondamentales de paix, de justice sociale et d’écologie de notre mouvement.