Un trentenaire joliettain qui a reconnu avoir commis des gestes d’actions indécentes et de voyeurisme a écopé d’une peine de prison ferme, le 23 avril.

Alexandre Perreault, 30 ans, était de retour au palais de justice de Joliette, pour les représentations sur sentence. De façon commune, la Couronne, représentée par Me Alexe Champagne-Lessard, et la Défense, représentée, par Me Patrice Gagnon, ont fait une suggestion commune d’un an de prison qui a été entérinée par le juge François Landry.

L’accusé avait plaidé coupable, en février dernier, à une kyrielle d’accusations, soit 9 chefs d’actions indécente, quatre de voyeurisme, quatre vols de moins de 5000$, quatre bris de conditions, d’avoir rodé la nuit, conduite avec les capacités affaiblies par l’effet d’une drogue ou de l’alcool ainsi que de possession simple de métamphétamines.

Le juge Landry a aussi retranché 153 jours de détention provisoire.  Il a aussi ajouté une probation de trois ans,

En plus de la peine de prison, Alexandre Perreault devra payer une amende de 1000$ dans un délai de 18 mois, pour le chef de conduite avec les capacités affaiblies par l’effet d’une drogue ou de l’alcool.

Rappel des faits

La plupart des gestes de d’actions indécentes et de voyeurisme ont été commis l’été dernier à Joliette, Lanoraie et Saint-Charles-Borromée.

Tous les vols d’essence ont été commis sur une période de moins de deux mois, entre octobre et décembre 2019 à Lanoraie. Le montant de ces vols totalise moins de 170$.

Le 20 juin dernier lorsque l’accusé s’est stationné dans le stationnement d’une résidence pour personnes âgées de la rue Saint-Louis à Joliette. L’accusé s’est alors masturbé par-dessus ses vêtements durant une dizaine de minutes. Une employée de la résidence a vu M. Perreault en train de se masturber.

11 jours plus tard, le 1er juillet, l’accusé s’est rendu sur le terrain d’un immeuble à logements de Lanoraie. Il a regardé par la fenêtre d’un logement où une jeune fille était en sous-vêtement. Lorsque la jeune fille l’a vu, l’accusé s’est rendu vers l’arrière et s’est caché près du cabanon avant d’observer à nouveau à l’intérieur du logement. Les plaignantes ont alors communiqué avec les policiers.

  1. Perreault a commis d’autres gestes similaires entre le 1er juin 2020 jusqu’à sa première arrestation, le 21 juillet de la même année, où, à ce moment, il a fait une déclaration incriminante aux policiers. Après sa première comparution, il avait pu reprendre sa liberté sous plusieurs condition dont de suivre une thérapie fermée.

Cependant, il aurait récidivé le 5 décembre dernier. Il avait auparavant eu une permission de sortie de sa thérapie par le centre où il résidait, mais il n’avait pas eu de permission du tribunal pour le faire. Il aurait été faire des courses avec son véhicule. Revenu quelques heures plus tard, Après le souper, il a demandé les clés de son véhicule car il souhaitait consommer et voulait acheter de la bière et du cannabis. Cela lui a été refusé. C’est alors que l’accusé a avoué qu’il  avait bu entre 15h et 17h. Ré-arrêté, il est détenu préventivement depuis.

Notons enfin, que le 18 juin 2020, l’accusé a été arrêté pour conduite avec les capacités affaiblies par l’effet d’une drogue ou de l’alcool ainsi que de possession simple de métamphétamines. Un policier a communiqué avec ses collègues après avoir vu un homme à bord de son véhicule qui était intoxiqué par la drogue et qui était en train de consommer. Les policiers ont retrouvé 8 comprimés de métamphétamines dans un paquet de cigarette.