Le député de Berthier-Maskinongé, Yves Perron, porte-parole du Bloc Québécois en Agriculture, Agroalimentaire et Gestion de l’offre, de concert avec son collègue, Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté, reviennent à la charge dans le dossier des délais de traitement injustifiables des demandes pour faire venir des travailleurs étrangers temporaires au pays. Cette fois, ils endossent sans hésitation la requête de trois associations représentants les agriculteurs qui somment Justin Trudeau de s’impliquer personnellement dans la mise en place rapide d’une cellule de crise afin de débloquer le goulot d’étranglement qui a pratiquement stoppé le traitement des Études d’impact sur le marché du travail (EIMT), une étape clé de ce long processus.

La sortie médiatique, ce matin, de l’Union des producteurs agricoles (UPA), l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) et la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) est totalement justifiée, estime Yves Perron.

« Le gouvernement fait valoir qu’un problème informatique a chamboulé la prise en compte des EIMT soumises par les producteurs agricoles depuis le mois d’août, mais nous voilà presque rendus en novembre et le système informatique du ministère connaît encore de nombreux ratés, en plus de tous les dossiers empilés qui sont en retard depuis le début des problèmes informatiques, c’est carrément inacceptable », décrie Yves Perron.

« Des propositions concrètes ont été faites il y a longtemps et rien ne bouge au fédéral, souligne pour sa part Alexis Brunelle-Duceppe. On doit absolument apporter des correctifs importants dans le traitement des demandes en assouplissant les conditions pour les travailleurs qui reviennent et en permettant l’émission de permis de plus longue durée. Les solutions existent. »

Il semble clair que les travailleurs étrangers temporaires qui devaient arriver au pays dans les prochains mois commenceront leurs importants travaux plus tard que prévu, ce qui engendrera des coûts importants pour les agriculteurs québécois, en plus de réduire la disponibilité de produits ayant poussé au Québec dans les épiceries dans quelques mois.

« Les producteurs doivent prendre des décisions importantes concernant la production dès maintenant, insiste Yves Perron. Plusieurs hésitent à investir les sommes nécessaires à la production craignant de ne pas avoir les travailleurs nécessaires pour faire les travaux. Il s’agit d’une situation sérieuse et urgente qui met en péril les productions. Il faut agir en urgence. »

Le député de Berthier-Maskinongé, Yves Perron, porte-parole du Bloc Québécois en Agriculture, Agroalimentaire et Gestion de l’offre, rencontrera à nouveau, avec plusieurs de ses collègues bloquistes, les représentants des agriculteurs afin de discuter de la suite de cette mobilisation pour secouer la torpeur du gouvernement libéral et le forcer à agir rapidement pour régler cette fâcheuse situation lourde d’impacts pour l’économie du pays.