Sylvain Gauthier, alias « Pickles », le premier capitaine de l’histoire du National de Joliette, en 1991-1992, est décédé, le 21 mars dernier, à l’âge de 47 ans, à son domicile de Saint-Adolphe d’Howard dans les Laurentides.

La nouvelle de son décès a provoqué une véritable onde de choc dans le monde sportif lanaudois.

« Je vais me rappeler de Sylvain comme un gars d’équipe d’exception. Il a été un des plus grands capitaines du National. Il avait donné le ton à la concession junior joliettaine », a précisé en entrevue au Lanauweb, Jacques Laporte, le commissaire de la LHJAAAQ et architecte de National

Il a ajouté que l’ancien #77 était un joueur rassurant pour les jeunes. « C’était un défenseur complet qui imposait le respect chez l’adversaire ».

Jacques Laporte s’est rappelé d’un discours percutant qui le marque encore aujourd’hui. « Lors du septième match de la demi-finale contre Buckingham, entre la première et deuxième période de prolongation, Sylvain Gauthier s’était levé dans le vestiaire. Il avait souligné à ses coéquipiers que ceux-ci devaient se sentir privilégiés de faire partie d’une organisation comme celle du National. Il a aussi dit qu’avant son arrivée à Joliette, il n’était rien comme joueur et que l’organisation avait cru en lui, que ça ne se pouvait pas que la saison se termine comme ça! C’était un discours tellement émotif et sincère, j’en ai encore la chair de poule », s’est-il souvenu. Quelques minutes plus tard, Richard De Bellefeuille marquait et propulsait le National en finale.

Humour contagieux

Que ce soit Stéphane Brien (ex-propriétaire du Mission) ou Éric Daoust et Rémy Harrisson, ses deux anciens coéquipiers de la première saison du National, tous ont souligné le grand sens de l’humour de Sylvain Gauthier.

« Sylvain était toujours de bonne humeur et il aimait faire rire les autres. C’était un joueur d’énergie capable de pratiquer un style de jeu physique. Il avait joué un rôle important lors de la finale en 2001 contre Saint-Georges-de-Beauce, marquant le but égalisateur lors du cinquième match », a souligné Stéphane Brien.

« Quand je suis arrivé à Joliette, à 19 ans, Sylvain m’a appris à faire ma place. Il faisait encore partie de ma vie jusqu’à son décès. C’est grâce à lui si je suis resté dans la région après mon junior. Sylvain et moi on se ressemblait beaucoup car on aimait rire et faire des blagues» s’est souvenu Rémy Harrison, l’ancien #44 du National.

De son côté, Éric Daoust, un des trois joueurs de 20 ans en 1991-1992 avec le défunt et Martin Lanoue a décrit l’ancien #77 comme un vrai guerrier. « J’ai remporté deux championnat avec Sylvain. C’était un leader naturel qui était facile à suivre. Quand j’ai joué à Joliette, on était toujours ensemble.  J’ai tellement de beaux souvenir avec lui», a-t-il déclaré, avec beaucoup d’émotion, en entrevue de son domicile de la Floride.

Saison de 55 points

Le National de Joliette avait connu une première saison régulière très respectable avec une fiche de 27 victoires, 16 défaites et cinq verdicts nuls pour 59 points, terminant au sixième rang.  L’équipe avait attiré près de 17 000 spectateurs en 24 parties locales, soit une moyenne de 736 fans par match.

Gauthier avait terminé au troisième rang des pointeurs de la formation joliettaine avec une fiche de 21 buts et 33 aides.

En séries, le National avait vaincu les Patriotes de Cowansville, les Castors de Buckingham et les Élites de Châteauguay.

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Photo courtoisie. L’édition 1991-1992 du National de Joliette.

Après sa carrière junior, il a disputé quelques saisons dans la Ligue Nord-Américaine (anciennement Semi-Pro) avec plusieurs équipes. Il avait aussi joué 13 matchs avec les Roadrunners de Montréal de la Ligue Internationale de Roller-Hockey.

Le Lanauweb avait publié un article à son sujet, en septembre 2017. Pour le lire : Sylvain Gauthier n’a pas oublié Joliette

Exposé à Le Gardeur

La famille recevra les condoléances au: Salon funéraire Guay 384, rue du Village, Repentigny (secteur Le Gardeur) le vendredi 5 avril de 14h à 17h, de 19h à 22h et le samedi 6 avril de 10h à 12h et de 13h à 17h.

Un hommage lui sera rendu au salon, la même journée à 16h.