Situation précaire pour le Centre de prévention du suicide de Lanaudière

Photo courtoisie. De gauche à droite: Ghyslain Dufresne, porte-parole; Pierre Deschênes, endeuillé et bénévole; Joyce Lawless, directrice ainsi que Claude St-Pierre, président.

Le Centre de prévention du suicide de Lanaudière (CPSL a dénoncé, le 19 avril, le manque de financement qui menace certains de ses services et activités.  

« Mes collègues et moi faisons tout en notre possible pour maintenir des services de grande qualité, mais de toute évidence, la situation est hors de notre contrôle. Malheureusement, force est de constater que nous avons nous-mêmes besoin d’aide. Cette situation difficile, elle est engendrée par plusieurs enjeux », a expliqué Joyce Lawless, directrice du CPSL. Ces enjeux, ce sont des départs engendrés par la retraite, le besoin de changement, la maternité ou encore la lourdeur de la problématique, qui ont grandement fragilisé l’équipe de travail, et des difficultés de recrutement.

Si ce dernier enjeu est présent dans plusieurs secteurs, pour le CPSL, il est aggravé par un financement insuffisant. « Le salaire que nous sommes en mesure d’offrir n’est pas compétitif compte tenu de l’horaire de travail imposé, de la problématique elle-même puisque les questions de vie ou de mort sont le quotidien de nos intervenants et des exigences liées à la formation préalable des candidats. À formation égale, et pour un horaire et des tâches habituellement moins contraignants, nos partenaires du secteur public offrent souvent de meilleures conditions salariales », a ajouté Mme Lawless.

Le CPSL a mis en place plusieurs actions visant à pallier la situation, comme la mise en pause ou le ralentissement de plusieurs services et activités, l’embauche de ressources contractuelles ou à temps partiel, la fermeture, pour une période indéterminée, du poste d’agente de développement et communication et l’augmentation des salaires, qui ne sont toujours pas adéquats pour un milieu aussi exigeant. Il a également été contraint de transférer sa ligne d’intervention pour un plus grand nombre d’heures hebdomadaire au centre de prévention du suicide qui recevait déjà ses appels nocturnes. Malgré tout, sa situation demeure précaire.

Au nom de l’organisme, Mme Lawless réclamait depuis un moment du Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière (CISSSL) qu’il revisite les règles entourant l’attribution du financement dans le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC). Malgré de récentes modifications aux règles et à la typologie actuelles, qui ne tiennent toujours pas compte du nombre d’heures d’ouverture des organismes, le CPSL reçoit un financement comparable à celui d’organismes qui ne sont pas en fonction 24/7.

« Nous avons la conviction ferme qu’un financement mieux adapté à notre situation nous aiderait à consolider notre équipe de travail pour reprendre progressivement les activités mises sur pause et pour offrir tout le soutien dont notre communauté a grandement besoin en matière de prévention du suicide », a affirmé Mme Lawless.

Elle a également pressé le ministère de la Santé et des Services sociaux d’accorder aux centres de prévention du suicide de partout au Québec une hausse significative du financement à la mission, ajoutant qu’un tel investissement permettrait à ces ressources spécialisées et compétentes de réaliser pleinement leur mission. Une mission qui, rappelons-le, vise à sauver des vies humaines.

Mme Lawless a finalement tenu à remercier les partenaires présents, de même que ceux qui ont envoyé des mots d’encouragement au CPSL, démontrant que l’organisme leur tient à cœur et qu’ils continuent de reconnaître sa nécessité et de croire en son importance.

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