Saint-Charles-Borromée : démission de la conseillère Louise Savignac

Photo courtoisie

La conseillère au siège #3, de la Ville de Saint-Charles-Borromée, Louise Savignac, a remis sa démission, en début d’après-midi le 27 juin et quitte la vie municipale.

« Je prends cette décision pour exprimer mon profond désaccord avec la décision du Conseil municipal d’accorder à un promoteur une dérogation lui permettant de construire un immeuble de 71 unités de logements sur un terrain voisin du jardin français de la Maison Antoine-Lacombe. Cette décision est pour moi indéfendable et va à l’encontre des recommandations du Comité consultatif d’urbanisme, le CCU, dont j’aurai été membre pendant 37 ans et dont j’ai assumé la présidence ces 5 dernières années », a-t-elle déclaré, dans un communiqué envoyé aux médias.

Pour Mme Savignac, ce projet immobilier, par son gabarit, son emplacement et le nombre insuffisant d’espaces de stationnement pour un projet d’une telle envergure, ne respecte pas les principes d’intégration des nouvelles constructions. « De plus, selon moi, il va à l’encontre des attentes de la population puisqu’il porte préjudice aux résidences voisines et aux jardins de la Maison Antoine-Lacombe auxquels les charlois sont profondément attachés. Je crains que ce projet immobilier ne crée un précédent et qu’il risque d’entraîner des polémiques qui perdureront pendant plusieurs années », a ajouté la conseillère démissionnaire.

Pour Louise Savignac, les jardins de la Maison Antoine-Lacombe sont le joyau de la ville de St-Charles-Borromée. Ils font la fierté de tous les charlois. Chaque année, plus de 20 000 visiteurs viennent s’y promener pour y admirer l’aménagement paysager. Dans une vaste consultation lors de l’élaboration du plan stratégique 2021-2030, la majorité des citoyens ont affirmé que les jardins sont le cœur de St-Charles-Borromée et que ce secteur de la ville les représente le mieux.

Pour l’ancienne politicienne, le nombre élevé de multi-logements qui ont été construits ces dernières années couvre amplement les exigences de densification applicables au territoire charlois. À son avis, la Ville a le devoir, dans ce contexte, d’aménager des espaces verts pour compenser. Ici, elle aurait pu saisir l’occasion de préserver la pérennité du paysage et de l’ambiance du jardin français, voire même de le prolonger. La décision majoritaire du Conseil élimine irrémédiablement toute possibilité d’expansion du jardin dans le futur.

« En tant qu’élue, il est de mon devoir de défendre les intérêts de la population. La décision du Conseil d’aller de l’avant avec l’implantation d’un tel immeuble à cet endroit ne me laisse d’autre choix que de démissionner de mon poste de présidente du CCU et de conseillère municipale afin de mettre en lumière l’impact du projet sur la qualité de vie à Saint-Charles-Borromée », a-t-elle conclu.

Le maire Bibeau surpris

En entrevue au Lanauweb, en fin de journée, le 27 juin, le maire de Saint-Charles-Borromée, Robert Bibeau, a réagi à cette démission.

« Moi et les membres du conseil municipal sommes très surpris de la décision prise par Mme Savignac. Lors de notre dernière assemblée, elle avait signifié son opposition au projet. Un vote avait été fait et la dérogation avait été acceptée en majorité », a-t-il tout d’abord mentionné.

Il ajoute qu’on peut être contre quelque chose. Mais lorsque la démocratie s’exprime, en principe, on l’accepte.

« Pour le conseil charlois, il s’agit d’un compromis heureux et acceptable. Depuis 2018, nous avions des discussions avec les propriétaires. Plusieurs versions du projet ont été présentées au CCU au fil des années », a ajouté M. Bibeau.

Ce compromis permet de protéger les terrains de la Maison Antoine-Lacombe. La Ville achète une partie du terrain en fonction de ses moyens alors que les propriétaires en achèteront un autre bout sur le 725 Visitation.

« Les propriétaires ont accepté de ne pas faire de bâtiment sur le 729 et de mettre simplement un stationnement extérieur. Une barrière additionnelle de 14 000 pieds permettra d’aménager beaucoup de verdure pour faire en sorte que les jardins principaux ne soient pas affectés. Enfin, les propriétaires se sont engagés à garder intégralement l’allée de pins située sur le 729 », d’expliquer Robert Bibeau.

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