La Maison Mémoire du Cœur, résidence d’accueil et milieu de vie pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, s’est récemment distinguée en étant finaliste pour le prix Habitat novateur pour aînés de la Société d’habitation du Québec.

En effet, le 5 novembre dernier, la Maison Mémoire du Cœur a retenu l’attention du jury dans le cadre de ce prix annuel, ce qui la place dans le top 5 des habitations reconnues pour les meilleures pratiques novatrices en matière de vieillissement actif ainsi que des milieux de vie favorisant le bien-être et l’autonomie des aînés au Québec. Le prix Habitat novateur pour aînés est une initiative organisée en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Depuis sa fondation, en 2002, le défi de se démarquer par son architecture unique, adaptée et par son approche humaniste auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer a été relevé avec brio par la Maison Mémoire du Cœur.

« Nous avons présenté, avec cœur, un milieu de vie exemplaire qui contribue fièrement au bien-être des aînés qui souffrent de la maladie d’Alzheimer », lance avec fierté la présidente du conseil d’administration, madame Noëlla Goyet, à la suite de la présentation de leur habitation aux membres du jury.

Un véritable milieu de vie

La mission de la Maison Mémoire du Cœur, située à Saint-Charles-Borromée, est d’accueillir des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Dans cette maison c’est la vraie vie qui se continue. Les personnes se lèvent et se couchent à l’heure qu’elles veulent, elles participent aux tâches ménagères et à la préparation des repas, leurs proches peuvent venir les voir en tout temps, elles sont chez-elles. De plus, chaque jour, les 36 résidents ont accès à des activités de valorisation de leurs talents et de leurs capacités. Des activités sociales leur permettent de se côtoyer.

En 2000, les maisons d’hébergement spécifiques aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer étaient quasiment inexistantes. Des recherches sur des modèles américains ont permis de créer au Québec une des premières maisons adaptées selon les spécificités idéales pour des personnes atteintes de déficits cognitifs, principalement de type Alzheimer. Les lieux ont donc été aménagés pour faciliter l’orientation et l’autonomie de la personne résidente en réduisant au minimum les obstacles potentiels qu’elle pourrait rencontrer. Les principales pièces (cuisine, salle à manger et salon) sont à aire ouverte et constituent le cœur de l’unité de vie sur lequel s’ouvrent les 12 chambres. Depuis, l’équipe de la Maison Mémoire du Cœur se fait un devoir de partager leurs connaissances afin que d’autres centres puissent offrir un service adapté à ce type de clientèle.

À propos de la Maison Mémoire du Cœur

En février 2000, sous l’initiative d’une famille dont l’un des membres est atteint de la maladie d’Alzheimer, un comité de citoyens a décidé d’explorer les possibilités de construire une maison adaptée aux besoins de la clientèle atteinte de déficits cognitifs de type Alzheimer. Dès lors, Maison Mémoire du Cœur, organisme communautaire à but non lucratif et Fondation Mémoire du Cœur ont été créés.

Mme Noëlla Goyet, présidente de la Maison Mémoire du Cœur, a invité Mme Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, à venir découvrir un modèle architectural, un milieu de vie et une approche qui correspondait à son concept humaniste de Maisons des aînés. C’est ainsi qu’en septembre dernier Mme Blais est venue partager un repas avec les résidents. Elle a passé quelques heures avec les dirigeants, a visité les trois maisons et le centre de répit.

LE SAVIEZ-VOUS?

Au cœur d’un important projet de recherche

Parmi les projets porteurs, on retrouve celui [et rêve de la fondatrice de la Fondation, madame Jacqueline Desroches] de mettre à la disposition d’une équipe de chercheurs le milieu de vie de la Maison Mémoire du Cœur (MMC).

Mission accomplie! En novembre 2018, sous la responsabilité de madame Nathalie Bier, chercheure, erg., Ph. D. au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) et professeure agrégée à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, une équipe de chercheurs chevronnés de l’Université de Montréal a accepté, avec enthousiasme, de faire un projet de recherche qui pourrait démontrer les bienfaits énormes d’un milieu de vie physique adapté, d’une approche centrée sur la personne et ses besoins tout en respectant ses intérêts et ses habitudes de vie.

Madame Nathalie Bier, ainsi que cinq co-chercheurs du centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) ont confirmé leur engagement et leur intérêt pour un projet de recherche portant sur l’étude des pratiques cliniques en matière de comportements réactifs en ressources intermédiaires. Les symptômes comportementaux et psychologiques de la démence, aussi appelés comportements réactifs, sont un réel défi pour les professionnels de la santé œuvrant auprès de ces personnes. Cette dernière a obtenu l’appui et l’approbation du Comité d’éthique de la recherche vieillissement- neuroimagerie de la Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche du CIUSSS du Centre-Sud de l’Île-Montréal.

D’autres détails, développements et informations sur ce projet de recherche innovateur suivront.