Le  député  de  Berthier,  André  Villeneuve,  a  dénoncé  le règlement “mur à mur” du gouvernement libéral dans le dossier des poissons appâts. Il faisait ainsi écho aux propos de ses collègues Stéphane Bergeron (Verchères), Sylvain Rochon (Richelieu), Guy Leclair (Beauharnois), et Sylvain Roy (Bonaventure), avec qui il a tenu un point de presse à Contrecœur, en Montérégie, aux côtés de plusieurs acteurs du secteur.

« Encore une fois, le gouvernement s’attaque aux utilisateurs de la faune. Sans aucune période de transition pour les adeptes et les industriels, le ministre décrète la fin de la pêche avec poissons appâts l’été, et la fin de la pêche avec poissons appâts vivants l’hiver, et ce, dès le 1er avril. C’est inacceptable! Plutôt que de pénaliser tous les pêcheurs, le ministre doit prendre ses responsabilités et resserrer le contrôle de ce type de pêche. Les industriels et les adeptes sont ouverts à travailler avec le ministèrepour  trouver  des  solutions;  l’abolition  pure  et  simple  de  cette  activité  qui  génère  des  retombées économiques importantes n’est pas une solution pour eux », a soutenu André Villeneuve.

Le Parti Québécois dénonce également le fait que le nouveau règlement ne soit pas harmonisé avec ceux des États frontaliers, ce qui aura des conséquences négatives sur la pratique de la pêche au Québec. « C’est deux poids, deux mesures! À  titre d’exemple, sur la rivière des Outaouais, le lac Saint-François ou le lac Memphrémagog, qui se trouvent à la fois en territoire québécois et ontarien ou américain, un pêcheur québécois ne pourra pratiquer son sport avec des poissons appâts, contrairement au citoyen ontarien ou américain. Le gouvernement change un règlement sans même s’assurer que les juridictions voisines font de même. Quelle improvisation! », a poursuivi le député.

Mentionnons que depuis plusieurs années, les adeptes de pêche appréhendent aussi la rupture de clientèle, qui devrait se produire autour de 2019. « Le changement de réglementation est une tuile de plus qui s’abat sur les pêcheurs, eux qui craignent déjà que la relève ne soit pas au rendez-vous. Le ministre doit s’asseoir avec les pêcheurs pour trouver une solution non seulement pour prévenir la présence d’espèces envahissantes, mais également pour maintenir vivante la pratique de la pêche avec poissons appâts », a conclu André Villeneuve.

Pour signer la pétition que parraine Stéphane Bergeron en faveur du maintien de la réglementation en vigueur relativement à la pêche aux poissons appâts vivants, rendez-vous à l’adresse https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6499/index.html avant le 24 mars prochain.

Courtoisie