Quel peut bien être le point commun entre des propositions aussi diverses qu’un régime d’assurance dentaire public, la gratuité scolaire du CPE à l’université, un régime d’assurance médicaments public, un régime de retraite public, une augmentation des prestations d’aide sociale, un salaire minimum à 15$ l’heure, un mois de vacances par année et des congé supplémentaires payés? Judith Sicard, candidate de Québec solidaire dans Joliette, donne sa réponse sans la moindre hésitation : « Outre le fait que ce sont toutes des propositions avancées par Québec solidaire, ce sont aussi des engagements qui ont tous pour objectif d’améliorer le niveau de vie des familles de la classe moyenne et des moins bien nantis. » 

Depuis quelques décennies, le niveau de vie des familles de la classe moyenne au Québec stagne et régresse. Pourtant, pendant toutes ces années, l’économie se portait très bien. Les grandes entreprises et les institutions financières ont engrangé des profits considérables, alors que l’écart entre les riches et les pauvres n’a pas cessé de se creuser. On nous a dit sur tous les tons qu’avant de répartir la richesse, il faut d’abord la créer. Mais bien que nous créions toujours plus de richesse, cette richesse reste dans les poches des plus riches. Malgré les promesses, la véritable répartition de la richesse ne s’est jamais produite. Selon Judith Sicard, le temps est venu de donner un solide coup de barre pour qu’enfin les familles de la classe moyenne profitent aussi de cette création de richesse à laquelle elles participent par leur travail. La stagnation des revenus de la classe moyenne en pleine prospérité économique est un véritable scandale. Un scandale qui dure depuis trop longtemps. Un gouvernement de Québec solidaire mettra en place un vaste chantier économique et renversera la vapeur en faveur du monde ordinaire en réinvestissant massivement dans nos programmes sociaux.

 

Certains se demandent si ces mesures sont trop coûteuses, et de quelle manière nous les financerons. Le cadre financier déposé par Québec solidaire démontre que c’est parfaitement faisable. Mais pour cela, il faut avoir le courage d’aller chercher l’argent là où il est. Il faut réajuster la fiscalité des entreprises et exiger d’elles une participation plus équitable aux revenus de l’état. Il faut aussi réviser la fiscalité des particuliers pour permettre une baisse des impôts pour 77% des contribuables, doublée d’une augmentation pour les mieux nantis. L’ensemble de la réforme fiscale proposée par Québec solidaire rapportera plus de 4 milliards de dollars dans les coffres de l’état. Si l’on ajoute d’autres revenus possibles, comme la hausse des redevances minières et des redevances sur l’eau, les retombées fiscales du salaire minimum à 15$, la lutte à l’évasion fiscale, la lutte à la corruption, la réduction de la rémunération des médecins et la taxe sur les achats en ligne, ce sont au final près de 13 milliards de dollars que nous pourrons redonner aux familles de la classe moyenne. Ces familles obtiendront enfin leur juste part de notre richesse collective. Plusieurs des mesures proposées pour soulager la classe moyenne, loin de constituer une dépense, auront même pour effet d’augmenter les revenus de l’État. Par exemple, Pharma Québec et le régime d’assurance médicaments rapporteront 2,5 milliards $ à l’État, tout en assurant à la population un accès à des médicaments à faible prix. Plusieurs autres mesures, en santé et en éducation particulièrement, auront un effet à long terme difficilement quantifiable mais pourtant réel. Par exemple, personne ne doute que des écoles publiques de qualité et la gratuité scolaire jusqu’à l’université offriront à la population un avenir plus prospère et une vie démocratique plus riche.  De même, une population en santé permet clairement d’avoir un effet sur cette prospérité. Les gains n’ont pas toujours besoin d’être économiques, les gains peuvent également être de nature sociale.

 

« Les propositions de Québec solidaire ne sont pas irréalistes, mais absolument nécessaires », affirme Judith Sicard. « Nous avons laissé trop longtemps les mieux nantis et les grandes entreprises faire la pluie et le beau temps au détriment du monde ordinaire. Le 21e siècle sera le siècle de la justice sociale et de l’environnement, à défaut de quoi nous frapperons le mur », conclut Judith Sicard.