Après avoir réussi à faire adopter une motion demandant  au gouvernement de faire passer de 15 à 50 semaines, les prestations d’assurance-emploi des gens atteint de maladie grave, les députés du Bloc, dont Yves Perron de Berthier-Maskinongé, mènent une consultation auprès des maires et mairesses concernant les modifications que le gouvernement du Canada a apporté aux critères du Fonds de la Taxe sur l’essence et la contribution du Québec (TECQ).

En effet, les nouveaux critères adoptés  pour le fédéral ont pour effet de retirer des infrastructures telles que les hôtels de ville, les casernes de pompiers, les garages municipaux et les entrepôts des projets admissibles.

« La TECQ est un des seuls programmes avec de l’argent du fédéral qui est géré en collaboration entre Québec et les municipalités. Il fonctionnait très bien, mais comme tout ce qui fonctionne au Canada, il a fallu que le gouvernement du Canada s’en mêle et change une recette qui marche. » soutient Yves Perron.

Il est à noter que dans les plus petites municipalités, les infrastructures proscrites constituent souvent la majorité des bâtiments de la municipalité et qu’il n’est donc pas vraiment possible comme dans les plus grosses villes de réallouer des sommes entre  différent projet pour profiter des sommes de la TECQ. Le député de Berthier-Maskinongé a donc décidé de recueillir les témoignages des différentes municipalités des projets qui ont été mis en difficulté à cause des modifications afin de faire pression sur la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités.

« Je m’affaire maintenant avec mon collègue porte-parole en matière de Transport, d’Infrastructure et de Collectivité, M. Xavier Barsalou-Duval, à recueillir les témoignages des municipalités sur la façon dont elles ont été  affectées  par les nouveaux critères fédéraux imposées au Fonds de la taxe sur l’essence. Les témoignages et  résolutions de  conseil nous  permettrons de  bien documenter  la situation et de mettre de la pression sur Mme Catherine McKenna, la ministre de l’Infrastructure, afin de revoir les critères. » rajoute Yves Perron.

« Nous travaillons sans relâche afin de rendre le gouvernement  plus sensible à la réalité du terrain. Tout d’abord en ayant de la compassion pour les gens malades qui ont besoin de prestations d’assurance-emploi car ils luttent contre la maladie. Ensuite, en répondant  aux besoins réels des municipalités en assouplissant le programme de la TECQ. » affirme Yves Perron

« Le gouvernement d’Ottawa doit cesser de gérer les programmes en grand détenteur de la vérité. Il doit décentraliser les sommes et assouplir les conditions des programmes. Les gens qui connaissent les besoins de leurs communautés, ce sont les élus locaux. »

Quant à la crise du transport ferroviaire, Yves Perron affirme : « Le Bloc Québécois a proposé dès les premiers jours des pistes de solutions logiques et raisonnables. Il faut suspendre les travaux du gazoduc et retirer la GRC du territoire des Wet’suwet’en. Le retrait des barricades immédiat est nécessaire pour tous. Ensuite, il faut entamer le dialogue. Mais les voies doivent être dégagées dans les plus brefs délais. Cette crise a assez duré. »