Le Bloc Québécois a rendu public son cadre financier pour les quatre prochaines années.

« C’est un plan raisonnable et engagé qui redirige l’action du gouvernement fédéral vers quatre priorités : l’avenir de l’État québécois et  de ses services aux citoyens ;  la  lutte aux changements climatiques ;  plus d’efficacité en infrastructures et  une meilleure qualité de vie pour nos aînés. C’est un plan qui respecte l’expertise et les champs de compétence de Québec, tout en correspondant à ses besoins réels », a déclaré Gabriel Ste-Marie, candidat du Bloc Québécois dans Joliette.

Le cadre financier du Bloc Québécois ne propose pas de retour à l’équilibre budgétaire au cours du prochain mandat, mais plutôt des déficits stables oscillant entre 12 G$ et 18 G$ annuellement, pour un total cumulatif sur 4 ans de 5,5 G$ de moins que le solde budgétaire du directeur parlementaire du budget.

Le cadre financier engage 54 G$ en nouvelles dépenses sur quatre ans. Parmi les postes majeurs, la hausse des transferts en santé ainsi qu’en éducation et services sociaux, qui représenteront 17 G$ sur quatre ans. Le rattrapage  du  désinvestissement fédéral  proposé  par  le  Bloc  prendra  fin  en  2025 -2026,  après  quoi  les montants seront substantiellement moins importants. La hausse de la Pension de la sécurité de la vieillesse représente quant à elle une nouvelle dépense de 617 M$ en 2021, pour atteindre 7,5 G$ en 2023-2024. Le Bloc Québécois investit également une somme considérable de 11 G$ sur quatre ans dans l’économie verte et les secteurs de pointe québécois.

« Ces mesures sont essentielles. Elles comblent un désinvestissement constant du fédéral qui implique un choix déchirant : soit que Québec assume la part délaissée de  la facture et se retrouve dans un gouffre financier, soit c’est l’austérité. Il n’y a pas de bonne stratégie pour le Québec sans hausse des transferts et des pensions ainsi qu’un coup de barre en faveur de notre économie verte », a déclaré Gabriel Ste-Marie.

Le Bloc Québécois va chercher 59 G$ de nouveaux revenus pour l’État sur quatre ans, 90 % d’entre eux provenant de la contribution fiscale tant attendue des multinationales du Web, des utilisateurs des paradis fiscaux et des entreprises pétrolières, à qui le Bloc souhaite couper les subventions, conformément à un engagement fédéral datant de 10 ans. La péréquation verte proposée par le Bloc réduit également le fardeau des contribuables de 5 G$ sur l’étendue du mandat.

« Autre source de revenus non négligeable : Trans Mountain. On le vend et on annule son agrandissement. Nous proposons un plan crédible pour le Québec en recentrant le fédéral vers nos priorités, qui sont la lutte aux changements climatiques, la santé, l’éducation, la vitalité de nos régions et la qualité de vie des aînés. Nous passons effectivement la facture à ceux qui ne font pas leur juste part et aux grands pollueurs. Nous évitons de prendre part à ce qui semble être devenu une surenchère de déficit, ainsi que de nous mêler de ce qui concerne exclusivement le Québec. C’est un plan qui nous ressemble, qui brise une tendance lourde à l’affaiblissement du Québec et qui nous permet de recommencer avec crédibilité à parler de souveraineté du Québec », a conclu le candidat bloquiste.