C’est devant une salle comble, au Château Joliette, le 7 octobre, que les quatre principaux candidats pour l’élection fédérale du comté de Joliette ont débattu à la Chambre de Commerce du Grand Joliette.

Les participants étaient Michel Bourgeois (Parti Libéral), Jean-Martin Masse (Parti Conservateur), Ericka Poirier (Parti Vert) et Gabriel Ste-Marie (Bloc Québécois et député sortant).

Chaque candidat avait tout d’abord quatre minutes chacun pour présenter leur programme. Chaque candidat pouvait aussi poser une question à un candidat de leur choix sur trois thèmes soit l’économie, l’environnement et les enjeux régionaux. Chaque candidat avait un droit de réplique. Enfin, le public a pu poser trois questions aux candidats.

C’est Éricka Poirier qui a été la première à prendre la parole. « Ce qui m’a amené à me présenter pour le Parti Vert, c’est évidemment pour l’environnement car on fait face à une crise climatique importante et je me dois de m’impliquer à ce niveau-là.  Notre parti a des valeurs très importantes qui me rejoignent comme la sagesse écologique, le développement durable, la justice sociale, le respect de la diversité, la non-violence et la justice participative. Nous proposons aussi des programmes sociaux pour aider les personnes âgées et les plus démunies. J’espère que le jour du vote, vous aurez une pensée pour vos enfants et petits-enfants  », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, Gabriel Ste-Marie souhaite continuer d’être la voix du comté à Ottawa.  « Je veux porter les consensus du Québec en matière de financement pour la santé, l’éducation et les services sociaux car il y a un rattrapage à faire. Le fédéral doit augmenter ses transferts. Pour les autres partis fédéraux sont très bons pour soutenir les secteurs dans les autres provinces comme l’industrie pétrolière, les chantiers maritimes, l’industrie automobile, etc. On a besoin d’avoir une voix forte. On a besoin aussi d’avoir notre juste part dans le comté. On continue à y travailler fort pour ça. Mon combat personnel est la lutte aux paradis fiscaux. Il faut rendre illégal ce qui immoral », a-t-il souligné.

« Mon combat personnel est le comté de Joliette. Je veux être la voix à Ottawa. Je veux aider les entreprises et les municipalités dans leurs demandes, pas juste les individus. J’ai proposé une mini plate-forme régionale. Dans les infrastructures, il est temps que les gens de la Matawinie aient accès à internet haute vitesse. Je vais appuyer les municipalités à ce chapitre.  Je veux rencontrer les maires et les députés provinciaux deux fois par année. Je veux provoquer plus d’occasions de rencontre entre les gens d’affaires et les organismes relevant du fédéral. Je veux accompagner les PME dans le maillage pour trouver des employés, des fournisseurs et des clients. Je veux aider Joliette à se développer dans trois pôles d’excellence soit le bioalimentaire agrotourisme, la fabrication légère et les services aux aînés », a fait savoir Jean-Martin Masse.

« Étant à ma deuxième campagne fédérale de suite, j’ai eu l’occasion de parcourir les quatre coins du comté. J’ai pu constater à quel point la déception de nos électeurs était grande en voyant celui qu’ils avaient élu livrer une véritable guerre à l’intérieur de son propre parti. Trois ans sur quatre de son mandat ont été marqués par une instabilité politique. Durant cette période, on pouvait compter sur un gouvernement libéral qui livrait la marchandise. Il a livré 92% de ses promesses et ce n’est pas fini. On a encore du travail à faire et je vais le faire avec vous. On va s’assurer que le Canada atteigne zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050, mettre sur pied un régime national d’assurance médicament pour tous, augmenter de 10% la prestation de sécurité de vieillesse pour les 75 ans et plus, Je serai le député de tous les électeurs » a assuré Michel Bourgeois,

Économie

Le député sortant et candidat au Bloc a demandé à son vis-à-vis du Parti Libéral du Canada si son parti allait arrêter de subventionner les sables bitumineux  afin de mieux soutenir les secteurs économique forts du Québec. « La production du Canada pour le pétrole, sur la scène mondiale, ne représente que 5%. Le problème c’est ce que nous consommons.  Nous devons avoir plus de voitures électriques et il faut faire plus de covoiturage et favoriser le transport en commun », a répondu M. Bourgeois.  « Il faut éliminer les subventions à ces entreprises-là et on veut aider les travailleurs dans ce domaine afin de faire la transition vers les emplois d’énergie verte », a pour sa part mentionné la candidate du parti vert.

Jean-Martin Masse a interpellé M.Bourgeois sur ce que le PLC allait faire pour aider les PME. « Le Canada est passébib au taux d’imposition le plus bas parmi ceux du G7 avec 9%. Mon parti fait du bon travail sur cet aspect. De plus, nous aidons les entreprises à se moderniser en offrant des prêts sans intérêt pour une durée de huit ans », a expliqué le candidat libéral. Pour Gabriel Ste-Marie, il faut favoriser le transfert d’entreprise et la relève familiale. Il faut soutenir l’immigration en région pour contrer la pénurie de main d’œuvre et donner un incitatif aux retraités pour retourner au travail.

Michel Bourgois a questionné Jean-Martin Masse sur ce qu’il ferait de plus pour aider la région. «On va revoir le programme de travailleurs étrangers temporaire pour faciliter la paperasse et la bureaucratie. À plus long terme, il faut travailler sur la formation de la main-d’œuvre avec le gouvernement du Québec et mettre l’accent sur la formation professionnelle et privilégier l’immigration économique », a déclaré le candidat conservateur.

Au niveau de l’environnement, il a été question d’énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon), les énergies vertes et le projet de pipelines.

Concernant les enjeux régionaux, Michel Bourgeois a demandé à Gabriel Ste-Marie ce qu’il allait faire pour combler les attentes des gens du comté. « Je vais continuer à être partout et tout le temps, être leur voix au Parlement canadien », a rétorqué le député sortant bloquiste. Parmi les autres questions abordées, il y a eu les logements sociaux, la pénurie de main-d’œuvre et l’immigration ainsi que le projet de mine de graphite à Saint-Michel-des-Saints,

Enfin, pour ce qui est des questions du public, on a notamment abordé les déficits et la possibilité de mettre en place une politique de parité avec quota obligatoire afin d’augmenter le nombre de femmes élues en politique.  Autant Jean-Martin Masse que Michel Bourgeois se sont dit contre ça.  Pour Éricka Poirier, le parti vert prône pour l’égalité alors que Gabriel Ste-Marie propose le rehaussement des remboursements électoraux pour les femmes élus ainsi qu’une réforme du mode de scrutin.