De passage dans Montcalm pour la tournée estivale du Bloc Québécois, le chef du Bloc, Yves-François Blanchet, le député de Montcalm, Luc Thériault et le porte-parole en matière d’Agriculture, agroalimentaire et gestion de l’offre, Yves Perron dénoncent l’inaction du gouvernement fédéral quant aux graves problèmes de recrutement de la main-d’œuvre et des travailleurs étrangers saisonniers.

La visite à l’entreprise Léo Mailhot Inc., qui a dû refuser des commandes faute de main-d’œuvre, et chez le producteur maraicher Michel Ricard, qui a dû laisser aux champs 100 000$ de concombres, a permis de mettre en évidence l’urgence de régler ces lourdeurs administratives qui mettent en péril plusieurs entrepreneurs de chez nous.

Depuis plusieurs mois, le Bloc Québécois interpelle le gouvernement fédéral par rapport aux problèmes liés au manque de main-d’œuvre et à celui du recrutement des travailleurs étrangers. « Les problèmes ne datent pas d’hier. Ces producteurs, qui ont désespérément besoin des travailleurs étrangers pour passer à travers leur saison de production, font face chaque année à une administration sans aucune souplesse. Plusieurs sont carrément en train de perdre leur récolte. Nous avions demandé au gouvernement fédéral de mettre des incitatifs au travail avec la PCU, mais il ne l’a pas fait. Sans incitatifs, les gens ne sont pas dans les champs. La PCU, c’était essentiel au début, mais il aurait fallu la moduler rapidement! », a expliqué Yves-François Blanchet.

« Pendant qu’il est embourbé dans les problèmes d’octrois des subventions aux p’tits amis du régime, le gouvernement Trudeau ne s’attaque pas à la problématique de l’approvisionnement alimentaire, surtout en temps de COVID. Il est impératif de relancer l’économie et de soutenir nos producteurs locaux. L’assouplissement des mesures administratives pour avoir une main-d’œuvre efficace dans les champs ne coûterait pas nécessairement plus cher et éviterait de se retrouver à l’automne avec une augmentation du prix des paniers d’épicerie qui va précariser le pouvoir d’achat des aînés et des familles durement touchées par la pandémie! », affirme Luc Thériault.

« Il est déplorable de voir des producteurs locaux, des gens qui assurent une occupation dynamique du territoire, vivre dans une incertitude constante. Ils sont présentement en train de tout faire pour ne pas laisser 100 000$ de concombres pourrir aux champs… Ce n’est pas normal! L’état ne doit pas seulement exercer des contrôles, il doit aussi et surtout s’assurer d’une efficacité de l’utilisation des ressources. On doit faciliter la vie de « notre monde ». Le Bloc Québécois va y travailler! », a conclu Yves Perron.