L’intimidation des femmes en politique, une réalité plus présente que jamais!

Photo Guy Latour

Le premier événement de la saison 2022-2023 du Réseau des Femmes Élues de Lanaudière (RFEL) avait lieu le 29 septembre dernier, dans le cadre d’un dîner-conférence au Château Joliette.

C’est la femme d’affaires, conférencière et blogueuse québécoise, Michelle Blanc, qui a présenté une conférence intitulée « Pour en finir avec l’intimidation des femmes en politique » devant une cinquantaine de personnes réunies.

Tout en humour, Mme Blanc a parlé, par le biais de son expérience personnelle (à titre d’experte numérique, victime de nombreux cas d’harcèlement criminel, plaignante dans une cause de diffamation et victime de nombreuses insultes) d’un sujet qui est encore plus d’actualité, en cette fin de campagne électorale.

D’ailleurs, quatre candidates à l’élection du 3 octobre étaient présentes au dîner du 29 septembre soit Flavie Trudel (QS) et Véronique Venne (PQ) dans Joliette ainsi que Catherine Provost dans L’Assomption et Gisèle Desroches (PCC) dans Rousseau.

D’entrée de jeu, Michelle Blanc a souligné qu’il existe peu de statistiques pouvant quantifier ce phénomène. La seule est qu’en 2019, la Sûreté du Québec avait retenu 16 signalements de menaces en ligne proférées par des élus de l’Assemblée Nationale, ce nombre  avait explosé à 286 en 2020.

« Les corps policiers ne s’entendent pas sur des typologies uniformes reliées aux cybercrimes, sur les statistiques (lorsqu’elles en collectent) et plusieurs corps politiciens jugent que cette collecte d’information ne ferait qu’accroître leur fardeau de travail, tel qu’il est mentionné dans une étude réalisée par Statistique Canada », a expliqué la conférencière.

Mme Blanc a aussi distingué les formes d’agression en ligne et les types de cyberviolence sexuelle. Elle a aussi fait la distinction entre les mots insulte, diffamation et harcèlement criminel.

Pour la conférence, il est possible de réagir au cyberharcèlement par le biais de la règlementation, la modération, l’évitement, la négociation, la dénonciation, la diffusion et le débat. Il a aussi question des bonnes pratiques pour diminuer les risques de cyberharcèlement.

« Pour combattre l’intimidation des femmes en politique, le Plan de lutte contre l’intimidation – Volet Élus de la Sûreté du Québec est un excellent outil. Disponible dans toutes les municipalités desservies par le corps policier provincial, il vise à lutter contre les actes d’intimidation et de violence dont les élus et les gestionnaires municipaux peuvent être victimes dans l’exercice de leur fonction », a précisé Michelle Blanc.

Enfin, Il a aussi été question de diminution des risques, de modération Facebook, de collecte de preuves.

Le Réseau des Femmes Élues de Lanaudière compte environ 200 membres.

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