Après avoir passé le dernier week-end en détention, le promoteur immobilier Jean-François Malo a été formellement accusé de tentative de meurtre, en matinée, le 22 juin.

L’homme de 41 ans de Joliette a brièvement comparu, de sa cellule où il est incarcéré, devant le juge Marc-Antoine Carette, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Outre l’accusation de tentative de meurtre, M. Malo doit aussi répondre à des chefs  d’avoir déchargé une arme à feu, d’avoir agi de manière et avec l’intention de provoquer la peur sur une personne du système judiciaire et d’entraver à la justice en usant de violence.

Pour le moment aucun plaidoyer n’a été enregistré. La Couronne, représentée par Me Claude Doire, s’est opposée à sa remise en liberté. L’homme d’affaires est resté impassible durant sa brève comparution et reviendra en cour les 25 et 26 juin pour son enquête sous cautionnement.

Rappelons que Jean-François Malo avait été arrêté, tôt le matin, le 19 juin dernier, à son domicile de Joliette par les enquêteurs du Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec, en collaboration avec la Division des enquêtes sur la criminalité financière organisée,

Le joliettain est soupçonné d’avoir commandé la tentative de meurtre de Me Nicholas Daudelin. Dans la soirée du 26 mars dernier, l’avocat a subi des blessures à une jambe par deux individus qui venaient de sonner à sa porte de son domicile de la rue des Passerins Mont Saint-Hilaire.

Me Daudelin représente la Fédération des caisses Desjardins dans un procès civil contre Jean-François Malo pour une fraude présumée de plusieurs millions de dollars. Une enquête policière est aussi en cours concernant cette fraude.

Deux individus, qui auraient ouvert le feu contre M. Daudelin ont été arrêté plus tôt, la semaine dernière, avec deux autres complices.

Daouda Dieng, 35 ans, de Brossard, et Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, 40 ans, de Longueuil, sont notamment accusés de tentative de meurtre sur l’avocat Nicholas Daudelin, d’avoir déchargé une arme à feu de façon dangereuse et d’intimidation d’une personne associée au système de justice. Ils reviendront en cour le 3 juillet pour leur enquête sur remise en liberté pour la forme.

Jean-François Malo, qui exploite une cinquantaine d’immeubles à Joliette, avait vu la Cour d’appel du Québec ordonné le blocage d’une dizaine de ses propriétés dont le Sterling Pub, en février 2019.

Durant sa détention préventive, il est interdit à M. Malo de communiquer directement ou indirectement avec la présumée victime dans cette affaire et les présumés complices.