Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, ainsi qu’Yves Perron et Gabriel Ste-Marie, députés de Berthier-Maskinongé et de Joliette, respectivement, ont voté avec tous les membres du caucus bloquiste contre le budget fédéral, conformément à leurs engagements envers les aînés et le réseau de la santé, les deux principaux exclus de cet exercice.

« Justin Trudeau a brandi la menace d’élections pour faire adopter un budget qui abandonne les aînés et la santé. En pleine troisième vague, il s’agit d’une manœuvre cynique. Le Bloc Québécois, quant à lui, n’a pas voté pour ou contre la tenue d’une élection. Nous nous sommes positionnés sur un budget et celui-ci ne méritait pas notre appui puisqu’il laisse tomber les 65 ans et plus ainsi que le personnel soignant qui espérait des moyens financiers pour obtenir du renfort. Nous continuons d’orienter nos actions en fonction de ce qui est bon pour le Québec et non pas de l’agenda électoral des libéraux », a déclaré M. Blanchet.

Le Bloc Québécois avait tenté de modifier l’énoncé budgétaire afin d’y ajouter une hausse durable des transferts en santé ainsi qu’une augmentation de la pension de la sécurité de la vieillesse pour tous les 65 ans et plus. Ce sous-amendement a été battu par les libéraux et les conservateurs.

Le gouvernement libéral avait choisi de faire de la proposition du Bloc Québécois un vote de confiance, qui aurait plongé le Québec et le Canada en élections si les élus s’étaient majoritairement prononcés en faveur de l’inclusion des aînés et de la santé dans le budget.

Conséquemment, le Bloc Québécois a voté contre le budget fédéral. Celui-ci a été tout de même adopté avec l’appui du NPD, en raison de cette épée de Damoclès électorale qu’a fait peser le gouvernement Trudeau.

«  C’est la qualité des politiques qui dicte l’appui, ou non, du Bloc Québécois, pas les calculs électoraux. Nos engagements en faveur de l’augmentation des transferts en santé et de la pension de tous les aînés ne fléchissent pas sous la pression. De plus, au niveau de la région, deux engagements sont décevants au budget », ont affirmé Yves Perron et Gabriel Ste-Marie.

« Sur le plan régional, le député se dit déçu des lignes concernant la pyrrhotite et le train à grande fréquence. « On affirme devoir évaluer les montants à verser pour les victimes de la pyrrhotite alors que Québec a déjà lancé son programme. Pour nous, il est clair que le fédéral doit verser une somme équivalente à celle versée par Québec. C’est maintenant qu’on bouge et on pourra toujours augmenter les montants par la suite. Quant au train à grande fréquence, on semble encore vouloir se garder les gros investissements en bonbons électoraux. Trois élections de suite sur la même promesse ça commence à manquer de sérieux. Si on le prévoit, qu’on planifie les budgets », a conclu Yves Perron.