Après des mois de négociation pour renouveler les conventions collectives, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) déplore le peu de progrès accompli. En pleine pandémie, après des années de compressions budgétaires et de réformes, les négociations sont l’occasion pour la FSSS-CSN d’engager le coup de barre dont le réseau de la santé et des services sociaux a besoin pour permettre au personnel de mieux servir la population.

C’est pourquoi, cette nuit, des travailleuses et des travailleurs ont érigé un mur de briques devant l’entrée du bureau de circonscription du député de L’Assomption et premier ministre, François Legault. Ils ont fait de même aux bureaux de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel et du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Notre message aujourd’hui à François Legault est très clair : s’il continue à ignorer les besoins des travailleuses et des travailleurs, eh bien, on va frapper un mur, explique la vice-présidente de la FSSS–CSN dans Laurentides-Lanaudière, Luce Mélançon. L’élastique est étiré au maximum. La crise que nous traversons a révélé à quel point le réseau a souffert des années de compressions budgétaires et de réformes. Pour corriger ces lacunes, remercier les  » anges gardiens  » ne suffit pas. Les vagues promesses non plus. Les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent plus de tenir le réseau à bout de bras. Il faut agir maintenant, c’est urgent! »

Pour la FSSS-CSN, il y a urgence d’agir pour le personnel comme pour les services aux usagères et aux usagers des établissements. « Nous nous sommes présentés aux tables de négociation avec de nombreuses pistes de solution, rappelle Luce Mélançon. Il y a déjà un an que nous les avons déposées aux négociateurs patronaux et aux représentants du gouvernement. Après plusieurs séances de négociation, nous avons réalisé trop peu de progrès. On ne peut pas continuer comme ça et remettre une fois de plus les solutions à plus tard. Les salarié-es du réseau ont besoin de voir de la lumière au bout du tunnel. Le gouvernement peut lancer un tel message d’espoir en se mettant au travail sans tarder pour négocier des améliorations concrètes ».

Revendications

En négociation, la FSSS-CSN représente plus de 100 000 salarié-es du réseau de la santé et des services sociaux, dans toutes les catégories de personnel, partout au Québec. La FSSS-CSN revendique notamment :

  • L’élimination des surcharges de travail et des ajouts de personnel;
  • La pleine reconnaissance pour de nombreux titres d’emploi;
  • Des mesures structurantes en santé et sécurité du travail, le milieu étant parmi ceux qui sont les plus à risque au Québec;
  • Des mesures favorisant la conciliation famille-travail-études;
  • Des mesures d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre.

En outre, de concert avec les autres fédérations du secteur public de la CSN, la FSSS-CSN revendique un coup de barre en ce qui a trait aux salaires. La CSN réclame notamment des augmentations de salaire en montant fixe qui viendront aider particulièrement celles et ceux qui gagnent le moins.