La Distillerie Grand Dérangement, établie à Saint-Jacques dans Lanaudière, lance SAGA Grand Gin, le premier gin certifié biologique du Québec. Élaboré du grain à la bouteille avec du maïs local, ce dry gin est le résultat d’un savant assemblage de 18 aromates et épices provenant de terroirs d’exception. En plus de la baie de genièvre, les ingrédients de base du gin comptent entre autres coriandre, réglisse, racine d’angélique, casse et maniguette.

Sa signature distinctive propose des notes de poivre (cubèbe), de cardamome verte et d’agrumes (écorces d’orange et de citron), avec une agréable finale vanillée. Soyeux et long en bouche, SAGA Grand Gin possède un profil de saveurs offrant fraîcheur, complexité et équilibre. Il sera disponible à la SAQ dès cette semaine sous la classification Origine Québec au prix de 49,75 $ et bientôt en vente sur place, à la distillerie.

Certification biologique et traçabilité : du grain cultivé dans le village voisin

L’idée de commercialiser des spiritueux biologiques est à l’essence même du projet de la distillerie. « L’utilisation de grains locaux et le respect de l’environnement dans l’élaboration de nos spiritueux font partie des valeurs principales de l’entreprise », révèle Marcel Mailhot, président et co-actionnaire de la distillerie. La certification bio garantit les meilleures pratiques environnementales et sociales au cours de l’élaboration du produit, ainsi qu’une traçabilité complète des ingrédients. « Pour chaque bouteille, il est possible de retracer précisément l’origine de chacun des intrants utilisés, du champ jusqu’à votre verre », précise Jean-Philippe Rail, vice-président et co-actionnaire de l’entreprise. La distillerie préconise la méthode du grain à la bouteille, ce qui veut dire qu’elle brasse, fermente et distille ses spiritueux sur place. Le maïs biologique qui sert à la fabrication du gin SAGA se cultive localement, à moins de 10 kilomètres de la distillerie, sur les terres de Marcel Mailhot, qui est également producteur agricole. Il est récolté tard à l’automne ou au printemps suivant, afin qu’il soit bien sec et évitant ainsi un séchage industriel. « Après la distillation, les déchets organiques du maïs sont réintroduits dans le cycle agronomique, chez un éleveur bovin local. », explique Louis-Vincent Gagnon, distillateur et directeur de la production. « Le maïs ne fait donc qu’une vingtaine de kilomètres, des champs jusqu’à son retour à la terre », spécifie-t-il.

L’histoire de la Nouvelle-Acadie en quatre étiquettes

Le nom de la distillerie rend hommage au grand courage, à la résilience et à la ténacité des Acadiens qui ont été déportés vers les colonies anglaises et qui ont réussi à venir s’établir au Québec, après des années d’exil causé par ce « Grand Dérangement ». Ils sont les pionniers de Saint-Jacques et des villages environnants et c’est leur destinée qui définit et inspire l’identité de la distillerie. La bouteille de SAGA Grand Gin illustre l’histoire de deux femmes et deux hommes, qui furent victimes du Grand Dérangement de 1755 et qui se sont ensuite installés chez nous. « Ma famille est parmi les fondatrices de Saint-Jacques et l’un des quatre personnages est mon ancêtre de neuf générations », mentionne Jean-Benoit Landry, directeur communication marketing de la distillerie. « Le nom SAGA fait d’ailleurs référence à la rude épopée qu’ont vécue tous les Acadiens qui ont été déportés ». Il est possible de découvrir l’identité et la saga des quatre personnages sur le site web de la distillerie.