Un homme de 48 ans, condamné à 12 ans de pénitencier en mai 2015, pour voies de fait graves et séquestration, a échoué dans sa tentative pour faire réduire sa sentence.

Daniel Tremblay, avait plaidé coupable à ces infractions le 13 février 2015 au palais de justice de Joliette. Trois mois plus tard, le juge François Landry l’avait envoyé au pénitencier, tout en rendant une ordonnance obligeant l’accusé à purger la moitié de sa peine.

Dans une décision unanime, trois juges de la Cour d’appel du Québec, soit les honorables Geneviève Marcotte, Patrick Healy et Thomas M. Davis, ont conclu, en juin dernier, que la peine n’était déraisonnable, dans les circonstances, notamment en raison du dossier de l’appelant et de la nature de l’incident qui rendait la réinsertion sociale peu réaliste.

Rappel des faits

Le soir du 21 janvier 2014, Tremblay et un autre individu, Mathieu Boucher s’en sont pris physiquement à une femme dans un logement de Joliette. Daniel Tremblay avait alors donné un violent coup de poing au visage de la victime, lui cassant des dents.  De plus, alors que la dame avait les deux jambes allongées, Daniel Tremblay a effectué un sauf sur elle lui cassant les deux jambes. La dame a aussi été bâillonnée avec du ruban gommé, avec une serviette sanitaire dans la bouche.

La victime avait par la suite été ligotée. Elle avait été retrouvée dans un piteux état dans le secteur de la rue Arthur-Normand.

La dame avait eu deux dents cassées, une fracture ouverte au péroné et une luxation au genou de l’autre jambe. Elle a été hospitalisée durant huit semaines. Durant cette période, placée en sécurité, elle n’avait pas pu voir sa fille. Après une longue réadaptation, elle est maintenant capable de vaquer à ses activités quotidiennes, mais avec des adaptations.

Pour ce qui est de Mathieu Boucher, 24 ans, il a plaidé coupable à une accusation de voie de faits graves, le 16 juin 2015. Il avait reçu une peine de 30 mois de détention.