Le gouvernement du Québec prévoit déposer, dans les prochains mois, un projet de loi visant à modifier la gouvernance scolaire. À ce jour, il est difficile de connaître les répercussions de ce changement de structure sur la réussite des élèves ainsi que sur la supervision du Plan d’engagement vers la réussite 2018-2022 de la Commission scolaire des Samares.

Le conseil se mobilise

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Samares se mobilise afin de démontrer à la population de son territoire l’importance de la démocratie scolaire.

« Les commissions scolaires exercent un rôle capital pour assurer une qualité de services aux élèves, et surtout pour leur assurer un partage équitable des ressources », affirme monsieur Michel Forget, président de la Commission scolaire des Samares.

Un système performant

Le système d’éducation québécois se classe parmi les plus performants au monde. Monsieur Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec, était fier du système public d’éducation dirigé par des commissions scolaires qui a propulsé le Québec aux plans social, culturel et économique. Selon lui, dans une lettre publiée le 31 août 2012, il est important de ne pas répéter l’erreur du Nouveau- Brunswick qui, après avoir aboli les commissions scolaires, les a recréées à la demande des parents.

Les systèmes d’éducation performants comme ceux de la Finlande, la Norvège ou celui de l’Ontario ont tous un palier politique intermédiaire dont le rôle est d’assurer l’équité dans la répartition des ressources. « Investissons plutôt nos efforts dans la réussite des élèves et la valorisation de notre système d’éducation, du personnel et des élus scolaires plutôt que de se perdre dans un débat de structures. » lance monsieur Forget.

Quel genre d’école publique voulons-nous ? La population québécoise doit réfléchir collectivement sur l’avenir de notre système scolaire public.