Au terme de son enquête préliminaire qui a duré une journée et demie, un charlois a été cité à son procès sous 77 chefs d’accusation.

C’est la décision rendue par le juge Bruno Leclerc, en fin de matinée, le 17 novembre, au palais de justice de Joliette.

Gilles Croze doit répondre à des accusations de voie de fait, agression sexuelle, voie de fait causant des lésions corporelles, d’agression armée, de contacts sexuels, d’incitation à des contacts sexuels, d’attentat à la pudeur, de menaces de mort, de séquestration, de grossière indécence, d’inceste, de s’être fait passer pour une personne morte ou vivante dans l’intention d’obtenir un avantage pour lui-même, d’avoir braquer une arme à feu et d’avoir manipulé une arme à feu de manière négligente.

Rappelons que la Défense, représentée, par Me Vihn Nguyen, contestait la citation à procès sur certains chefs d’accusation.

En tout, trois présumées victimes ont témoigné devant le juge Bruno Leclerc. Ces témoignages se sont déroulés à huis-clos. Une ordonnance de non-publication a aussi été émise à cette étape des procédures, ce qui signifie que les médias ne peuvent dévoiler le contenu des témoignages entendus devant le tribunal.

Les faits se seraient déroulés sur une période de 40 ans dans plusieurs villes ou municipalités de la région de Lanaudière, à Montréal ainsi qu’au Nouveau Brunswick. Gilles Croze aurait fait au total 17 présumées victimes.

Celui qui est surnommé le Bourreau de Lanaudière a été arrêté le 4 juin 2019 par les enquêteurs des Crimes Majeurs de la Sûreté du Québec. Il est détenu depuis son arrestation car un juge a refusé deux fois qu’il reprenne sa liberté en attendant son procès.

Croze reviendra en cour le 20 janvier pour son procès pour la forme.