Comme partout ailleurs au Québec, l’industrie touristique lanaudoise est grandement affectée par les mesures rendues nécessaires afin de contrer la pandémie.

L’étendue du territoire fait en sorte que les entreprises de la région doivent composer avec des réalités très variables selon leur positionnement géographique. Certaines sont dans la couronne nord de Montréal et d’autres dans les secondes et troisièmes couronnes, beaucoup plus éloignées des grandes zones urbaines. Le secteur d’activité qui les caractérise peut également faire une grosse différence dans l’achalandage.

Tourisme Lanaudière a voulu dresser un portrait le plus juste possible de ces différentes réalités en menant une enquête auprès de ses membres à laquelle 99 entreprises ont répondu. Les résultats sont pour la période de mai à octobre 2020.

En voici les faits saillants :

  • L’hébergement touristique a connu des résultats variables, selon la catégorie d’hébergement et la géographie (sud/nord) :
  • Particulièrement présente en zones urbaines, l’hôtellerie traditionnelle traverse une situation dramatique, plus de 80 % des répondants devant assumer des pertes majeures tous les mois, depuis avril 2020.
  • Composante majeure du parc d’hébergements en zone montagneuse, les résidences de tourisme s’en tirent relativement bien après un printemps à l’arrêt, notamment en juillet et août.
  • Les pourvoiries et le secteur du camping ont connu une belle reprise à partir de juillet, mais les pertes printanières ont impacté la rentabilité, notamment en pourvoirie.
  • L’hébergement d’expérience (glamping) est la catégorie la plus stable, par rapport aux résultats de l’année précédente.
  • Les centres de vacances ont connu une saison estivale dramatique. Seuls ceux disposant d’unités de location familiales (chalets) ont pu générer un achalandage.
  • Les gîtes touristiques ont eu des résultats mitigés, mais plusieurs ont connu une croissance à partir de juillet

Les résultats liés aux attraits et activités touristiques varient énormément, en fonction de la catégorie d’attraits :

  • Les musées, visites culturelles et salles de spectacle ont connu des diminutions majeures d’achalandage et de chiffres d’affaires.
  • Les spas et centres de santé ont aussi connu un été très difficile, notamment en ce qui a trait à leur chiffre d’affaires.
  • L’achalandage des entreprises en tourisme gourmand varie d’une entreprise à l’autre, certaines ayant connu des hausses tandis que d’autres accusent des baisses d’achalandage. Belle croissance des ventes pour une majorité d’entre elles par contre, grâce notamment à la croissance de l’achat local.
  • Les attraits liés au plein air sont les seuls à afficher une nette croissance d’achalandage à l’été 2020, par rapport à l’été 2019. Cependant, la gestion de l’affluence de nouvelles clientèles s’est avérée ardue pour plusieurs, dans un contexte de pandémie.

Les résultats varient aussi d’une activité extérieure à l’autre, selon la sous-catégorie d’activité :

  • Dès leur réouverture, les clubs de golf ont connu un achalandage remarquable. La rentabilité est cependant affectée par les pertes liées aux tournois, réunions, mariages, restaurations.
  • Plusieurs entreprises liées au nautisme ont connu un achalandage en croissance, mais certaines ont connu des pertes.
  • Les lieux offrant la randonnée (parcs, réserves, ZECs) ont connu une croissance d’achalandage exceptionnelle estimée à 30 % en moyenne
  • Les attractions touristiques ont connu des résultats variables, en fonction du contexte de chacun. Certains doivent assumer des pertes importantes liées principalement à leurs frais fixes, compte tenu des limites d’achalandage imposées par les mesures sanitaires.

Étant donné les interdictions en vigueur, le secteur événementiel n’a pas été sondé.

Provenance des clientèles :

On remarque une présence notable des clientèles de proximité (ma MRC, Lanaudière).

Les clientèles provenant de Montréal constituent le plus important bassin de nouvelles clientèles.

Statistiques en hébergement :

On constate une diminution importante du nombre d’unités disponibles, à partir de mars 2020, avec une reprise en août et septembre.

On constate une chute majeure des taux d’occupation en mars, avril et mai, (16 % en avril comparativement à 39 % en 2019) mais une reprise en juin, juillet et août (49 % en août, comparativement à 59 % en 2019)

NB : les taux d’occupation varient grandement du sud au nord, la Matawinie ayant généré des taux d’occupation en croissance en juillet et août, des taux beaucoup plus importants que la moyenne régionale.

Achalandage Web et médias sociaux :

Avec plus de 2,5 millions de pages vues, on constate une hausse importante d’achalandage Web de juillet à octobre sur le site lanaudiere.ca par rapport à 2019; 40 % d’augmentation pour les mois d’été.

NB: La période d’automne s’annonçait également à la hausse jusqu’à l’arrêt des investissements médias au 25 septembre (CMM en zone rouge).

La stratégie de promotion mettant en valeur les 12 pôles de Lanaudière est celle ayant généré le plus de consultations cet été. Le cumul des pages « Destinations » représente à lui seul 277 456 pages vues.

L’offre forfaitaire des entreprises, la randonnée pédestre, la toute nouvelle section « Quoi faire dans Lanaudière », ainsi que l’hébergement sont parmi les catégories les plus prisées.

Les médias sociaux demeurent de loin la meilleure vitrine de l’offre touristique avec plus de quelque 15 millions d’impressions et 838 889 interactions avec les publications. Ils sont également la meilleure source de trafic vers lanaudiere.ca avec plus de 454 000 sessions, une hausse de 50 % par rapport à la même période l’an dernier.

Retombées médiatiques :

Intérêt exceptionnel des médias québécois pour l’offre touristique de Lanaudière de mai à octobre 2020, avec plus de 320 articles publiés. Valeur média estimée à près de 3,5 millions de $.

Pour la présidente de Tourisme Lanaudière, madame Agathe Sauriol : « Les entreprises touristiques de Lanaudière vivent une situation particulièrement éprouvante en ce moment. Sans un appui gouvernemental ciblé en fonction des différentes réalités, plusieurs d’entre elles sont à risque, devant composer avec une situation financière parfois catastrophique. L’équipe de Tourisme Lanaudière est à pied d’œuvre afin de supporter nos entrepreneurs de différentes façons, pour les aider à relever les défis auxquels ils font face, notamment afin de faire le plein de toute clientèle qui pourra profiter de son offre hivernale, selon les mesures sanitaires en vigueur ».

De l’avis de Denis Brochu, directeur général à Tourisme Lanaudière, « Notre industrie a prouvé, l’été dernier, sa capacité d’adaptation afin d’offrir aux Québécois une offre touristique sécuritaire et adaptée à la réalité actuelle. Cette grande agilité se poursuivra lors de la saison hivernale qui est maintenant à nos portes ».

Pour consulter l’analyse détaillée, cliquez ici.