À compter d’aujourd’hui, les syndicats représentant le personnel des établissements de santé et de services sociaux entendent se montrer très visibles auprès des députés et des ministres de la CAQ. Par ses offres en négociation, le gouvernement de la CAQ fait la démonstration qu’il n’a pas de vision d’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux. Ses propositions ne répondent pas aux besoins du personnel et constituent dans bien des cas, des mesures temporaires qui génèrent des injustices sur le terrain.

En plus de rassembler leurs membres hors des établissements de façon périodique, les syndicats installent aujourd’hui des silhouettes géantes devant les bureaux des députés et des ministres caquistes de la région ainsi que devant les établissements du réseau afin de rappeler au gouvernement sa responsabilité de répondre aux besoins de l’ensemble des salarié-es du réseau, et ce, pour assurer la pérennité des services.

  • Les offres du gouvernement sur le plan salarial ne sont certainement pas à la hauteur! 5 % sur trois ans, c’est garantir qu’encore une fois les salarié-es vont s’appauvrir, dénonce Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN. Nous en appelons au contraire à un sérieux coup de barre. Il faut réinvestir dans nos services publics et dans notre réseau de santé et de services sociaux. C’est précisément à cause des politiques d’austérité, des réformes centralisatrices et des mauvaises conditions de travail que nous nous sommes retrouvés avec une telle crise sur les bras dans les CHSLD notamment. L’heure est à la mise en place de solutions structurantes ».

 

  • Le réseau de la santé et des services sociaux, c’est une longue chaîne dont tous les maillons sont essentiels, poursuit la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Luce Melançon. En ce sens, l’approche du gouvernement manque cruelle-ment de vision et elle ne répond pas à nos besoins sur le terrain. Tous les salarié-es ont besoin d’être entendus et mieux soutenus. Nous vivons tous des surcharges de travail. Nous avons tous besoin de mieux protéger notre santé et d’assurer notre sécurité au travail et avec une attention particulière à la situation de celles et ceux qui gagnent le moins, nous entendons tous casser le cycle de l’appauvrissement dans le secteur public ».
  • Le gouvernement doit poser des gestes concrets pour nous aider sur le terrain. En réglant les conventions collectives de manière satisfaisante pour les travailleuses et les travailleurs, le gouvernement pourrait nous envoyer le message qu’il nous considère vraiment. Pas seulement lors du point de presse quotidien, ajoute Simon Deschênes, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Lanaudière – CSN ».

Les fédérations réitèrent également les inégalités qui subsistent dans la présente application des primes spéciales pour faire face à la pandémie. Des travailleuses et des travailleurs continuent d’être au front et exposé-es au virus et n’ont toujours pas accès à ces primes. C’est pour cette raison que la CSN revendique une formule beaucoup plus simple et équitable d’une prime uniforme pour toutes et tous de 3 $ l’heure ou de 4 $ l’heure pour celles et ceux qui donnent davantage de disponibilité.

Pour la FSSS–CSN, qui représente près de 40 % des salarié-es du réseau dans toutes les catégories d’emploi, l’heure est à la reconnaissance pour toutes et tous et à la recherche de solutions concrètes pour améliorer le quotidien de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs, et par le fait même, les services à la population.