Les défenseurs.es de la terre atikamekw et Innu.es accompagné.es d’allié.es allochtones ont bloqué, hier après-midi (28 février). le chemin qui traverse le Nitaskinan, entre «Saint-Michel» et Manawan afin de s’opposer à l’extractivisme.

Au 16e kilomètre sur la route QC-131 N, des militant.es Atikamekw, Innu.es et allochtones sont présent.es depuis vendredi afin de sensibiliser et mobiliser la population. On parle ici, entre autres, des coupes à blanc qui saccagent le territoire depuis des années, mais aussi de la mine de graphite qui s’installe présentement à quelques kilomètres de là et qui aura de grands impacts sur la nature et la qualité de vie des prochaines générations.

Au bord du chemin, on peut apercevoir deux grandes affiches qui réclament un moratoire de 5 ans sur l’extractivisme. Des encarts ont été distribués durant toute la fin de semaine aux voitures qui passaient sur le chemin, afin de sensibiliser la population aux enjeux de destructions de la nature, entre autres, le saccage des forêts et de la faune sur le Nitaskinan. Aujourd’hui, en ce lundi 1er mars 2021, les militant.es seront présent.es dès 10h00 et bloquerons complètement la circulation à partir de 13h00.

Un militant atikamekw sur place a mentionné que « depuis plusieurs années, les forêts du Nitaskinan sont saccagées par les machines destructrices des compagnies forestières, cela crée des inondations et des pertes d’habitats pour la faune! Maintenant, les ours et les orignaux sont de moins en moins nombreux sur le territoire et ils risquent éventuellement de disparaître. » Un autre ajoute que « Le bouleau blanc, essentiel à la culture atikamekw, est aussi en danger. »

Le groupe qui se mobilise aujourd’hui souhaite rappeler que ni le gouvernement colonial ni le conseil de bande n’ont de légitimité sur ces territoires non cédés. Souvent, ces deux gouvernements préfèrent s’entendre ensemble pour le saccager au profit de quelques-uns plutôt que pour d’en prendre soin pour les sept prochaines générations.

Une personne sur place mentionne que «L’action réalisée cette fin de semaine n’est qu’un début. D’autres suivront, car Ekoni Aci! C’est assez! On doit laisser la nature reprendre ses forces et c’est pourquoi nous demandons un moratoire de cinq ans sur tous les projets d’extractions sur le Nitaskinan».