Les Maisons d’à côté Lanaudière, un organisme communautaire autonome régional, situé à Joliette, peinent, plus que jamais, à garder ses préposées aux bénéficiaires.

« Nous avons toujours eu de la difficulté à garder nos préposées aux bénéficiaires à cause de la différence de salaire entre ce que notre organisme peut offrir et ce que le gouvernement offre dans les CHSLD. Avec la pandémie, c’est encore pire vu l’offre salariale qui a été bonifiée dans les CHSLD », explique Gaétane Lefebvre, directrice des Maisons d’à côté Lanaudière.

L’organisme possède deux résidences adaptées pour les personnes ayant une déficience physique ainsi qu’un service de soutien à domicile. En plus de rendre le recrutement doublement difficile, Les Maisons d’à côté Lanaudière a plusieurs employées qui quittent pour aller travailler dans les CHSLD afin d’avoir un meilleur salaire.

« L’impact que cela occasionne dans nos résidences est la coupure de certains services dus au manque de personnel. Afin d’essayer de garder nos préposées, le conseil d’administration a décidé d’accorder une augmentation salariale à même notre financement ce qui place l’organisme dans un déséquilibre budgétaire à risque de fermeture de nos résidences », souligne Mme Lefebvre.

D’ailleurs, une vingtaine d’employés des Maisons d’à côté Lanaudière ainsi qu’un résident ont fait parvenir des lettres au premier ministre du Québec, François Legault, ainsi qu’à plusieurs politiciens et au PDG du CISSSL, Daniel Castonguay, sans suivi de leur part.

« Nous sommes les grandes oubliées du gouvernement du Québec. Nous voulons être entendus pour éviter que la pénurie inacceptable d’employés dans les CHSLD ne se transpose dans notre milieu de travail. Notre travail est essentiel. Nous travaillons avec la vie. Nos résidents ont le privilège de pouvoir vivre dans un milieu de vie stimulant et adapté à leurs besoins. Nous voulons que cela continue  », selon la lettre des employés dont le Lanauweb a obtenu copie.

« Les répercussions que moi et les autres résidents vivons depuis que vous avez pris la décision d’offrir des salaires plus élevés aux préposées en CHSLD sont grandes. Avoir de nouveaux visages qui entrent dans notre chambre, dans notre intimité de façon régulière. Les laisser nous toucher, nous laver et devoir leur faire confiance ! L’infirmière auxiliaire doit continuellement refaire les enseignements. Notre organisme a perdu d’excellentes employées qui ont été travaillées pour un meilleur salaire », a pour sa part écrit Mathieu Harnois, résident.