C’est du 10 au 27 mai, au palais de justice de Joliette, que se tiendront les audiences publiques de l’enquête du coroner sur le décès de Joyce Échaquan, survenu le 28 septembre dernier au CHDL.

C’est Me Gehane Kamel,  la coroner déjà responsable d’un comité sur la mortalité dans les communautés autochtones et inuites, qui présidera cette enquête.

C’est Me Dave Kimpton qui sera le procureur appuyé par Me Julie Roberge. Des témoins seront assignés et les parties intéressées pourront se faire entendre.

D’ailleurs, la famille de Joyce Echaquan, par le biais de leur avocat, Me Jean-François Bertrand, a demandé et obtenu d’avoir le statut de partie intéressée, ce qui signifie que Me Bertrand pourra interroger les témoins.

L’objectif de cette enquête est de déterminer les causes et circonstances de ce décès, et formuler, s’il y a lieu, des recommandations afin d’éviter d’autres décès semblables.

Rappel des faits

Joyce Echaquan est décédée dans des circonstances troublantes, le 28 septembre dernier, au CHDL. Elle avait été admise à ce centre hospitalier quelques jours auparavant souffrant de douleurs à l’estomac

Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, on voit Mme Echaquan demander de l’aide en langage attikamek en plus d’affirmer avoir reçu trop de médicaments.

On voit aussi dans cette vidéo que deux membres du personnel de l’hôpital auraient tenu des propos discriminatoires, évoquant une rare violence.

«Esti d’épaisse de tabarnouche… C’est mieux mort ça. As-tu fini de niaiser… câlisse? T’es épaisse en câlisse», murmuraient deux membres du personnel de l’hôpital de Joliette.

«T’as fait des mauvais choix ma belle. Qu’est-ce qui penseraient tes enfants de te voir comme ça? Pense à eux autres un peu… C’est meilleur pour fourrer qu’autre chose, pis on paie pour ça. Qui tu penses qui paie pour ça?»