On devrait connaître, d’ici la fin de 2020, à quel moment l’enquête publique pour faire la lumière sur le décès tragique de Joyce Echaquan, survenu le 28 septembre dernier au CHDL.

Cette enquête du Coroner pourrait s’amorcer au printemps 2021 au palais de justice de Joliette. Le Bureau du Coroner du Québec devrait également annoncer, au même moment,  l’identité du coroner enquêteur qui sera assigné dans ce dossier.

Par ailleurs, la famille de Mme Echaquan a reçu une bonne nouvelle au cours des derniers jours. En effet, elle est a été reconnu comme partie intéressée pour l’enquête publique. Cela signifie que la famille Echaquan aura accès à toute la preuve au dossier.

D’autre part, en entrevue sur les ondes de CFNJ, l’avocat de la famille, Me Jean-François Bertrand a confirmé qu’il avait finalement renoncé à porter plainte à la Sûreté du Québec, en lien avec les événements survenus lors du décès de Joyce Echaquan. Cette décision a été prise afin d’éviter de retarder l’enquête publique.

Pour ce qui est de la demande de radiation de l’infirmière responsable, le processus suit son cours au Syndic de l’Ordre des Infirmières et infirmiers.

Rappelons également que la famille Echaquan a toujours l’intention de déposer, en Cour supérieure, une poursuite civile en dommages et intérêts contre le Centre Hospitalier de Lanaudière  (CHDL) et toutes les préposées.

Rappel des faits

Joyce Echaquan est décédée dans des circonstances troublantes, le 28 septembre dernier, au CHDL. Elle avait été admise à ce centre hospitalier quelques jours auparavant souffrant de douleurs à l’estomac

Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, on voit Mme Echaquan demander de l’aide en langage attikamek en plus d’affirmer avoir reçu trop de médicaments.

On voit aussi dans cette vidéo que deux membres du personnel de l’hôpital auraient tenu des propos discriminatoires, évoquant une rare violence.

«Esti d’épaisse de tabarnouche… C’est mieux mort ça. As-tu fini de niaiser… câlisse? T’es épaisse en câlisse», murmuraient deux membres du personnel de l’hôpital de Joliette.

«T’as fait des mauvais choix ma belle. Qu’est-ce qui penseraient tes enfants de te voir comme ça? Pense à eux autres un peu… C’est meilleur pour fourrer qu’autre chose, pis on paie pour ça. Qui tu penses qui paie pour ça?»