Un ancien porte-parole de la Sûreté du Québec subit, depuis ce matin (29 novembre), son enquête préliminaire pour abus de confiance au palais de justice de Joliette.

Benoit Richard, 47 ans, fait face à un total de trois chefs d’accusation dont d’avoir fait un faux document (un formulaire d’habitation sécuritaire) et de document contrefait.

Deux jours d’audiences sont prévues pour l’audition des témoins pour cette procédure qui vise à déterminer si la preuve était suffisante pour un éventuel procès.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales dans ce dossier, Me Sarah Beaudry-Leclerc prévoit faire entendre 9 témoins.

La Défense, représentée par Me Nadine Touma, a demandé au juge Normand Bonin, qui entend l’enquête préliminaire, d’émettre une ordonnance de non-publication à ce stade-ci des procédures. Cela signifie que les médias ne peuvent rapporter le contenu des témoignages entendus devant le tribunal.

Les faits se seraient déroulés entre le 7 octobre 2016 et 4 novembre de la même année à Mascouche.

Selon ce qu’avait révélé La Presse, lors du dépôt des accusations, Benoit Richard aurait produit un « faux formulaire d’habitation sécuritaire » pour le compte d’une femme qui souhaitait postuler comme répartitrice à la SQ.

L’accusé faisait l’objet d’une enquête de la Direction des Normes Professionnelles de la SQ depuis l’automne 2016. Il avait été suspendu de ses fonctions de policier, en décembre de la même année, avec solde.

Benoit Richard a été porte-parole de la SQ durant quelques années, ses dernières apparitions publiques remontaient à décembre 2014.

Il a aussi été porte-parole de la police municipale de Joliette jusqu’à sa dissolution en 2008.