Un saint-linois de 20 ans risque une importante peine de prison pour avoir agressé sexuellement deux mineures.

Damien Laquerre a plaidé coupable, le 13 avril dernier, au palais de justice de Joliette, à deux chefs d’agression sexuelle, de menace de mort et bris de condition.

Les infractions ont été commises entre avril et septembre 2020 à Saint-Roch-de-l’Achigan et Saint-Lin-Laurentides. Dans les deux cas, l’accusé a posé des gestes de nature sexuelle contre des adolescentes qui avaient moins de 16 ans.

Selon le résumé des faits présenté devant le juge François Landry, le 25 avril 2020, l’accusé et la victime se sont rencontrés, avec une amie et un autre ami sous le pont de Saint-Roch-de-L’Achigan, pour discuter et consommer de l’alcool. À un certain moment, Damien Laquerre a amené son ex-copine à l’écart pour lui parler.

Les deux se sont alors couchés sur le gazon et l’accusé a commencé à embrasser la jeune fille sur les lèvres et dans son cou. L’accusé a embarqué sur son ex et lui a mentionné qu’il « a envie d’elle » mais elle lui a dit non et qu’elle voulait s’en aller. Damien Laquerre a alors descendu le pantalon et les petites culottes de la victime au complet. Cette dernière l’a poussé deux fois et ne se sentait pas bien. Néanmoins, l’accusé a continué en écartant les jambes de la jeune fille et l’a pénétré sans condom. Elle avait mal et était en état de choc. Elle disait non mais l’accusé continuait.  La victime a poussé la tête de l’accusé qui a arrêté aussitôt. De son retour chez elle, elle s’est confiée à son amie.

Pour ce qui est l’autre victime, celle-ci a raconté, durant une entrevue vidéo, que l’accusé l’avait agressé sexuellement une fois en la pénétrant alors qu’à une autre occasion, Damien Laquerre a commencé à glisser sa main dans ses pantalons et l’a touché au-dessus de son vagin. La victime a dit non et l’accusé a continué. L’adolescente lui a enlevé sa main et lui a dit que ça ne lui tentait pas ce soir-là.

Il avoue aux policiers

Damien Laquerre a été arrêté le 29 octobre 2020. Interrogé par les policiers de la SQ, l’accusé a tout d’abord nié avoir vu une des victimes, le 25 avril 2020, disant ne lui avoir par parlé depuis deux ans, mais son discours a changé, lorsque l’enquêteur lui a montré des conversations Messenger compromettantes. Il a alors reconnu avoir eu une relation sexuelle avec la jeune fille et il savait qu’elle avait 13 ans, mais n’y avait pas pensé sur le moment.

Damien Laquerre a aussi admis connaître les âges de consentement puisqu’il en avait parlé dans la dernière thérapie.  S’il a prétendu, au début de l’interrogatoire, respecter les limites des filles et que sa thérapie l’avait beaucoup aidé à cheminer et qu’il se tenait serré, il a fini par admettre qu’elle devait insister souvent pour avoir du sexe avec une des victimes, lorsqu’ils étaient en couple et que c’est possible qu’il y ait eu relation sexuelle entre eux alors qu’elle n’ était vraiment consentante.

Pour la deuxième victime, il a avoué lui avoir touché son vagin et qu’il a fallu qu’elle dise non plus d’une fois pour qu’il enlève sa main. Il a avoué qu’il peut avoir tendance à mal percevoir les signes et transgresser les limites des filles.

À la suite de son interrogatoire, il a comparu détenu avant d’être remis en liberté avec plusieurs conditions à respecter. Le 23 janvier dernier, Damien Laquerre a été reconduire une adolescente de 13 ans, un ami commun à lui et à l’adolescente chez elle. Dans le véhicule conduit par l’accusé, il y avait quatre passagers de 17 ans, 13 ans 15 ans et la jeune fille de 13 ans. M Laquerre avait comme condition de ne pas avoir de contacts, notamment de communiquer par quelque moyen que ce soit une personne âgée de moins de 16 ans.

L’accusé savait qu’il se trouvait dans le secteur du domicile d’une des victimes d’agression sexuelle et ne s’est pas renseigné afin de ne pas se trouver dans un rayon de 2 km de son domicile. La jeune fille a vu l’accusé, qui se trouvait dans sa voiture, dans le stationnement de l’église de Saint-Lin, directement en face de chez elle, soit à 150 mètres. L’accusé a par la suite été réarrêté. Au terme de sa nouvelle comparution, il a été gardé détenu.

À la suite du plaidoyer de culpabilité, la Couronne et la Défense se sont entendus pour la confection d’un rapport présentenciel et d’une évaluation sexologique. Damien Laquere reviendra en cour le 18 juin prochain pour les représentations sur la peine.

L’accusé est défendu par Me Marie-Pier Gagné-Lavoie, de l’aide juridique, alors que Me Arianne Roy-Drouin agit pour la Couronne dans ce dossier.