Un résident de Terrebonne a pris le chemin du pénitencier, en après-midi, le 30 septembre, en lien avec une collision frontale qui a fait un mort et trois blessés dans la soirée du 8 octobre 2018.

Marc Brien, 35 ans, a plaidé coupable, au palais de justice de Joliette,  à des chefs de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort de Tonya Cunningham et conduite avec les facultés affaiblies causant des lésions corporelles à Sandro Malone.

Le juge Michel Belhumeur a aussitôt condamné l’accusé à trois ans de détention assortie d’une interdiction de conduire durant 49 mois. Il s’agit d’une suggestion commune faite par la Couronne, représentée par Me Louis-Christian Boisvert et la Défense, Me Anne-Marie Jatrino.

La collision frontale, entre deux véhicules, était survenue aux environs de 18 h, le 8 octobre 2018 à la hauteur du kilomètre 83 sur la route 125.

Marc Brien conduisait sa voiture sur la route 125 nord alors que Mme Cunningham était sa passagère. Le chauffard a accéléré, effectué un dépassement illégal sur une ligne double.

Les mauvaises conditions routières étaient mauvaises ce soir-là, et au moment de réintégrer sa voie, le véhicule du chauffard a alors dévié dans les roulières et fait de l’aquaplanage. S’en est suivi d’une perte de contrôle, le véhicule de l’accusé s’est retrouvé dans la voie opposé et a percuté un autre véhicule qui arrivait en direction sud malgré la tentative de ce dernier de s’écarter vers l’accotement.

Tonia Cunningham, qui était âgée dans la trentaine, ne portait pas de ceinture, et avait subi de graves blessures, ayant été projetée à l’arrière du véhicule après l’impact. Elle avait été transportée en centre hospitalier, souffrant de plusieurs traumatismes. Plongée dans un coma neurovégétatif, elle décédera deux mois plus tard, le 9 janvier 2019.

L’accusé, avait subi des blessures moins importantes. Les deux personnes qui prenaient place dans le second véhicule impliqué dans cet accident avaient été blessé, le conducteur avait notamment subi des fractures au pied droit et au sternum.

Selon la résumé des faits déposé en cour un échantillon sanguin pris quelques heures après l’accident a permis de déterminer une quantité d’alcool de 50 milligrammes par 100 millilitres de sang ainsi que de la méthamphétamine active dans l’organisme de Marc Brien

Selon un rétrocalcul établi qu’au moment de l’accident, son taux d’alcool dans le sang devait osciller entre 60 et 80 milligrammes par 100 millilitres de sang.