Dès le 16 janvier, la Ville de Joliette procédera au changement des noms de deux rues situées dans les districts Saint-Jean-Baptiste et Carrefour-du-Moulin Est et Saint-Pierre Sud et Carrefour-du-Moulin Ouest.

Ainsi, le nom de la rue du Père Florian-Bournival sera remplacé par la rue France-Robertson et celui de la rue du Père Rolland-Brunelle sera remplacé par la rue Jacqueline-P.-Lachance. Approuvés par la Commission de toponymie du Québec, les deux nouveaux toponymes salueront l’apport de femmes à la communauté.

« Le choix de ces deux pionnières s’imposait pour le comité de toponymie de la Ville. Leur parcours singulier et leur importante contribution ont été significatifs dans l’histoire de notre communauté », mentionne le premier magistrat.

Découvrez Mme France Robertson

Originaire de la communauté innue de Mashteuiatsh, France Robertson a œuvré à titre de directrice du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière de 2012 à 2018. Elle a également travaillé pendant 10 ans au sein du mouvement Femmes Autochtones du Québec. Impliquée au conseil d’administration du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec durant 5 ans, elle en a également assumé le poste de présidente par intérim. Étant d’un humanisme, d’une ouverture et d’une bonté sans bornes, France Roberston a embrassé la cause du bien-être des Autochtones. Son action laisse une trace marquante et son engagement a su faire la différence.

Découvrez Mme Jacqueline P.-Lachance

Née à Montréal en 1920, Jacqueline Poirier-Lachance s’installait à Joliette en 1947, à la suite de son mariage avec le militaire Gérard Poirier. Un malheureux accident de ski à l’âge de 20 ans l’a rendue handicapée pour le reste de sa vie. Cela ne l’empêchera pas de devenir speakerine, animatrice et script pour la radio CJLM en 1964 pendant 30 ans afin de contribuer financièrement au revenu du ménage. Elle animera principalement les émissions Ce que femme veut, Le café de la bonne humeur et Dans tous les cantons. Tout en encourageant la présence des femmes sur le marché du travail, elle valorise le rôle de celles qui choisiront de rester à la maison. Présidente d’honneur, dirigeante et membre au sein de plus de 30 organismes de la région, elle deviendra en 1977 la première femme présidente d’une Chambre de Commerce au Québec. Récipiendaire du prix des communications du cercle de presse de Lanaudière en 1987, nommée communicatrice de l’année par le gouvernement du Québec, elle recevra aussi le diplôme de service méritoire exceptionnel de la Croix-Rouge.

À noter qu’afin de faciliter la transition avec les citoyens touchés, plusieurs communications ainsi qu’un outil aide-mémoire ont été transmis aux résidents et propriétaires.