La Chambre de commerce de la Haute-Matawinie joint sa voix aux nombreux entrepreneurs locaux qui appuient Nouveau Monde Graphite (NMG), pour confirmer l’importance du projet en vue d’une solide diversification économique longuement attendue pour la région, de même que pour témoigner d’une vision s’inscrivant dans le respect de la préservation de l’environnement.

Afin d’apporter un survol objectif justifiant son soutien, la Chambre de commerce de la Haute-Matawinie présentera d’ailleurs un mémoire au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Ce dernier a reçu le mandat du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, de former une commission d’enquête, qui aura pour objectif de transmettre son appréciation du projet afin d’éclairer la prise de décision gouvernementale. Les administrateurs invitent d’ailleurs tous les intéressés du milieu à déposer leur propre mémoire à cet égard au plus tard à 12 h le 20 février prochain. Un avis de dépôt de mémoire doit par ailleurs être donné au BAPE au plus tard le 10 février prochain à 16 h. Détails disponibles au bape.gouv.qc.ca.

« Nouveau Monde Graphite permet déjà le retour de jeunes de la région, qui ne voyaient pas jusqu’à récemment d’espoir de revenir faire leur vie ici après leurs études. Étant mère, entrepreneure et native de la Haute-Matawinie, je partage l’enthousiasme de tous ceux qui voient d’un bon œil ce projet, qui vient s’ajouter aux opérations de Scierie St-Michel et à l’installation de La Granaudière, dont la construction a débuté l’automne dernier. Le carrefour industriel ainsi créé permettra à la région de se diriger enfin vers une relance qui assurera la vitalité économique tant attendue », indique la présidente de la Chambre de commerce de la Haute-Matawinie, Véronique Lasalle.

Il ne fait aucun doute que la Haute-Matawinie a besoin de nouvelles entreprises pour augmenter sa vitalité économique, puisque, selon l’indice de vitalité des municipalités préparé par l’Institut de la statistique du Québec1 :

Saint-Michel-des-Saints se classe au 11e rang sur 17 municipalités dans la MRC de Matawinie et 50e sur 60 pour la région de Lanaudière; Saint-Zénon se classe au 17e rang dans la MRC et 58e pour la région; Manawan se classe au 15e rang dans la MRC et 55e pour Lanaudière.

Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) considère que les minéraux critiques et stratégiques – dont fait partie le graphite – sont ceux qui revêtent aujourd’hui une importance économique significative pour des secteurs clés de l’économie, présentent un risque élevé sur le plan de l’approvisionnement, et n’ont pas de substituts disponibles commercialement2. Dans ce contexte, nous avons la chance d’avoir dans la région au moins un gisement de graphite de haute qualité avec une production projetée de 100 000 tonnes par année de concentré de graphite sur une période de 26 ans, selon l’évaluation qu’en fait la minière.

Nous croyons que c’est en exploitant nos richesses naturelles de façon responsable que nous serons à même de créer de la richesse pour notre région. Nous sommes également persuadés que les ministères concernés, tout comme la présidente et le commissaire du BAPE, sont à même de juger adéquatement et de bonifier le projet s’il y a lieu.

Certains s’inquiètent d’ailleurs du fait que les cellules expérimentales prévues n’ont pas été mises en place et leurs résultats analysés avant que l’étude d’impact soit jugée recevable par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC). Lors de la séance d’après-midi du BAPE, le 29 janvier dernier, la représentante du MELCC a fait valoir le fait que les informations présentées par NMG leur permettaient non seulement juger l’étude recevable, mais aussi de penser que les professionnels du ministère seraient en mesure de bien encadrer le projet lors de la phase de l’analyse environnementale, qui demeure à venir. Elle a aussi souligné que les pratiques proposées par NMG sont parmi les meilleures dans l’industrie minière aujourd’hui : « la désulfurisation, la co-disposition, pour nous, ça apporte des avantages au niveau de la gestion des résidus. » Voilà qui est de bon augure pour la région et la protection de son environnement.

La Haute-Matawinie a une tradition de développement de ses ressources, en plus de son activité touristique. Ses entreprises désirent poursuivre cette tradition de cohabitation, avec les façons de faire actuelles, au bénéfice de toute la communauté, tout en contribuant aussi au développement économique du Québec dans son ensemble. Nous sommes prêts!