La MRC de Matawinie a procédé récemment à l’embauche d’une conseillère au développement en immigration soit, madame Marie-Christine Fournier, qui est très investie dans cette cause et qui œuvre actuellement à l’organisation d’ateliers d’informations pour les entreprises.

L’embauche de cette nouvelle ressource a été rendue possible grâce à l’aide financière accordée par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) par l’entremise de son programme Mobilité-Diversité. Précisons que le mandat de madame Fournier, au sein de la MRC, consiste également à collaborer avec les municipalités et la population afin de mettre en place des conditions d’accueil favorables pour les personnes immigrantes.

« En Haute-Matawinie, des employés spécialisés ou non sont recherchés en tout temps! Et cela ira en augmentant. Il ne faut pas oublier que la pérennité d’une entreprise est tributaire, entre autres, de la possibilité pour elle d’avoir suffisamment d’employés pour poursuivre sa mission », a souligné madame France Chapdelaine, directrice de la Chambre de commerce de la Haute-Matawinie et membre de la Table de concertation en immigration.

Au Québec, le vieillissement de la population et le déclin du nombre de personnes en âge de travailler sont un réel frein au développement économique et la Matawinie en est particulièrement concernée. En effet, dès 2020, seulement 40,8% des travailleurs retraités seront remplacés. Selon le calcul, cela signifie que la productivité de la main-d’œuvre en place devrait plus que doubler pour que les entreprises maintiennent leurs activités au même rythme.

Face à ce défi de recrutement, bon nombre d’entreprises se tournent vers l’immigration qui est l’une des solutions à la rareté de main-d’œuvre. Précisons que La Matawinie est une terre d’accueil depuis 1920, car elle compte aujourd’hui, pas moins de 25 nationalités différentes au sein de la population de Rawdon.

« L’histoire de Rawdon démontre bien qu’avoir accès à une main-d’œuvre immigrante constitue une réelle source d’enrichissement économique, social et culturel. Il est donc important de briser les tabous et de contrer d’éventuels préjugés. Et le choix d’une région dépend, pour une personne immigrante comme pour un québécois natif, de différents facteurs, dont les conditions de travail, bien évidemment, mais aussi un milieu de vie accueillant et inclusif » d’ajouter monsieur Sylvain Breton, préfet de la MRC de Matawinie.