L’année 2019 souligne les 10 ans de la création de la bibliothèque de Notre-Dame-des-Prairies sous sa forme actuelle et son installation dans ses tout nouveaux locaux entre les deux pavillons de l’École des Prairies. Et pour ces 10 ans, un cadeau sera offert à l’ensemble des Prairiquoises et des Prairiquois : l’abolition des frais de retard.

L’abolition des frais de retard en bibliothèque est une tendance lourde qui a débuté aux États-Unis, où des centaines d’établissements se sont joints au mouvement, soutenus par l’Association américaine des bibliothèques (ALA). Plus près de nous, l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ) recommande désormais de les éliminer. C’est cette recommandation que la bibliothèque de Notre-Dame-des-Prairies a suivi, devenant ainsi la toute première bibliothèque publique autonome à le faire dans Lanaudière et la 2e au Québec.

La Ville de Baie-Comeau est la première bibliothèque québécoise à avoir tenté l’expérience, et les résultats sont fort encourageants, alors qu’une augmentation des abonnements, des prêts et de la fréquentation a été constatée.  De plus, le nombre de documents remis après la date d’échéance n’a pas augmenté depuis la mise en place du projet.

Pourquoi éliminer les frais de retard ?      

Parce que les amendes pénalisent principalement les clientèles vulnérables. Par exemple, une famille de 4 dont chacun des membres a emprunté 8 documents se voit imposer 3,20$ par jour de retard, ce qui peut rapidement devenir un frein à la fréquentation du lieu ;

Parce qu’il existe un autre levier, non monétaire, pour assurer le retour des documents et leur remise en circulation. Pas de frais de retard ne signifie pas absence de date de retour ;

Parce que partout où les frais de retard ont été abolis aux États-Unis, il y a eu une hausse de fréquentation intéressante (11% environ) ;

Mais pour Mme Suzanne Dauphin, mairesse de Notre-Dame-des-Prairies, cette initiative va beaucoup plus loin que les simples statistiques : « Le projet d’abolition des frais de retard est motivé d’abord et avant tout par un souci d’accessibilité, puisqu’ils se font de plus en plus rares, ces espaces publics de proximité où chacun est le bienvenu, sans frais, selon un principe d’accueil universel. »

Cette mesure devrait être mise en place au cours des prochaines semaines, le temps d’adapter le système.