Une mascouchoise de 37 ans, soupçonnée d’avoir causé la mort de son amie à la suite d’un accident de la route, alors qu’elle aurait les capacités affaiblies par l’alcool, a commencé à subir son enquête préliminaire.

Le dossier de Stéphanie Tanguay était de retour au palais de justice de Joliette, le 15 novembre.

Mme Tanguay, fait face à deux chefs d’accusation soit de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et conduite avec plus de 80 milligrammes d’alcool causant la mort.

L’enquête doit durer trois jours devant le juge François Landry. Une ordonnance de non-publication a été émise à cette étape des procédures, ce qui signifie que les médias ne peuvent dévoiler le contenu des témoignages entendus devant le tribunal

La Couronne prévoit faire entendre au moins un témoin soit l’enquêteur au dossier, alors que la Défense souhaite en appeler huit, à l’étape de l’examen volontaire.

Rappel des faits

Les faits reprochés à l’accusée se seraient déroulés  vers 3h45 du matin, le 8 novembre 2019. Ce sont des passants ont retrouvé un véhicule accidenté sur le chemin de la ligne Mercier. « Pour une raison encore inconnue, le véhicule a quitté la chaussée pour terminer sa course dans le fossé », avait alors expliqué une porte-parole de la Sûreté du Québec.

Transportée dans un centre hospitalier, la passagère, Jasmine Charette, infirmière à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, avait succombé à ses blessures. Pour ce qui est de la conductrice, Stéphanie Tanguay, celle-ci s’est retrouvée dans un état critique et on a craint pour sa vie.

Les deux jeunes femmes revenaient d’une soirée pour souligner l’anniversaire de Mme Tanguay.

La SQ avait alors amorcé son enquête afin de déterminer les causes de cet accident. Un prélèvement sanguin avait été effectué sur la conductrice.

Un reconstitutionniste s’était aussi rendu sur les lieux afin de procéder aux expertises nécessaires.

Lors de sa première comparution, en février 2020, Mme Tanguay peinait encore à se déplacer.

L’accusée est représentée par Me Sophie Beauvais (pour Me Roxanne Hamelin), alors que les procureurs du DPCP dans ce dossier sont Me Mélissa Plante et Me Jade Coderre.