Laïcité et langue française : Yves Perron veut défendre les choix des Québécois

Yves Perron, député de Berthier-Maskinongé

Yves Perron, reconduit ce samedi comme président de campagne nationale de sa formation politique, a tenu aujourd’hui un point de presse à la cabane à sucre Chez Dany de Pointe-du-Lac pour rappeler aux citoyens de Berthier-Maskinongé que seul le Bloc Québécois s’est engagé à porter les enjeux de la langue française et de la laïcité de l’État, deux enjeux primordiaux pour les Québécoises et Québécois.

M. Perron a tenu à rappeler que le 4 mars dernier, le procureur général du Canada a annoncé officiellement son intention de s’attaquer à la laïcité québécoise. Il a particulièrement mis l’accent que Libéraux comme Conservateurs se sont engagés à contester la loi, qui fait largement consensus au Québec.

« On se retrouvera bientôt dans la situation où le Canada contestera une loi adoptée par le parlement québécois avec l’argent des Québécois. On s’est battus depuis la Révolution tranquille pour séparer la religion de l’État et de nos institutions. Maintenant que c’est fait, les deux partis voulant former le gouvernement nous disent qu’il faut reculer en venant contester la laïcité. C’est sûr qu’ils ne viendront pas au Québec pour en parler et s’en vanter! », explique le candidat dans Berthier-Maskinongé.

Le député sortant a aussi mis l’accent sur le dossier de la langue française, vraisemblablement mal aimé de Mark Carney:

« Ça ne va vraiment pas bien pour le français au Canada. On a fait disparaître le ministère des Langues officielles pour le remplacer par le ministère de l’Identité canadienne et la nouvelle ministre montréalaise de l’Immigration de Mark Carney nie le déclin du français. Quand on considère aussi que le financement des langues officielles au Québec par Ottawa se solde en soutien de 103 M$ en 2024 seulement pour l’anglais, on voit bien quelle est la priorité! Cerise sur le sundae, M. Carney annonce même qu’il veut contester la loi 96, venue renforcer la loi 101, parce qu’elle serait discriminatoire selon une Charte qu’aucun gouvernement québécois n’a signée. Pourtant, les citoyens de Berthier-Maskinongé sont conscients du déclin du français, ils le voient de plus en plus au niveau du service à la clientèle dans divers commerces, ici même, en région. Ils ont besoin du Bloc Québécois pour que le gouvernement fédéral entende raison. »