Photo Guy Latour

Société

Depuis maintenant trois ans, 18 personnes ayant une déficience intellectuelle peuvent participer à des ateliers qui leur permettent de s’exprimer naturellement, de s’extérioriser plus facilement et qui apportent une certaine autonomie.

Ani Tremblay est mère d’une jeune adulte de 30 ans. « Depuis plusieurs années, je fais du bricolage avec des matériaux récupérés pour me détendre. Ayant déjà donnée des ateliers de bricolage pendant 2 ans au sous-sol de l’église du Christ-Roi et ayant vue le bien que cela apportait aux participants, j’ai décidé de recommencer l’expérience », a-t-elle mentionné.

C’est ainsi qu’elle a trouvé un local parfait sur la rue Notre-Dame à Joliette. Celui-ci est même assez grand pour y faire aussi une friperie qui nous aide à autofinancer les ateliers. C’est ainsi que la Friperie d’Karo et les Ateliers d’Ani sont nés.

« il faut bien admettre que $20 pour une activité de 3h30 avec matériel, collation et jus inclus,  n’est pas cher.  Il faut payer le loyer et tout ce qui va avec,  alors l’idée de la friperie est arrivée », explique Ani.

Plateau de travail de guenilles

Dans cette friperie, certains participants ayant une déficience intellectuelle peuvent venir y travailler quelques heures par semaine.

Il y a trois participants qui travaillent en après-midi et trois en soirée (pour un maximum de quatre heures au total) et ce, deux fois par semaine.

Les participants s’occupent d’enlever les boutons, les collets, les fermetures éclairs et tout autre objet  ou décorations qui pourraient nuire ou briser nos couteaux électriques. 

Friperie d’Karo, les Ateliers d’Ani  intégration, déficience intellectuelle
Photo Guy Latour. Une partie de l'équipe de la Friperie d’Karo et les Ateliers d’Ani avec la mascotte Youupi.

Aider les plus démunis

« Nous avons, depuis l’ouverture, aider plusieurs familles dans le besoin, car cela aussi fait partie de l’âme de ce projet : aider les plus démunis », ajoute Ani.

Celle-ci ne compte les heures pour ses entreprises. Elle peut aussi compter sont son associée Sunny.

Si Anie Temblay, qui est aussi préposée aux bénéficiaires depuis plus de 20 ans, a pu démarrer son projet, c’est grâce à l’aide de plusieurs organismes dont  les grands frères et grandes sœurs de Montréal, l’Entraide pour la déficience intellectuelle du Joliette Métropolitain, Les Immeubles Deschenaux et les Frères de la Charité.

D’ailleurs, la Friperie d’Karo et les Ateliers d’Ani ne ne reçoivent aucune subvention. « Tout part de nous, de notre volonté à vouloir changer les choses. La friperie existe pour donner au suivant, quand on le peut. La friperie existe pour les personnes avec DI, qui participent aux plateaux de travail de coupe de guenilles et aux ateliers de bricolage. Nous sommes la seule friperie ou 3 personnes travaillent bénévolement plus de 40hrs semaine, chacune et malgré tout, on ne veut pas lâcher, on veut continuer », souligne Ani.

La friperie va de mieux en mieux.   Elle n’est pas complètement autonome encore … mais elle est sur la bonne voie.

La Friperie d’Karo est située au 369 Notre-Dame à Joliette. Elle est ouverte du lundi au mercredi, de 11 à 19 heures, le jeudi et vendredi, de 13 à 21 heures ainsi que le samedi et dimanche de 9 à 17 heures. On peut rejoindre la friperie au 450-759-2727.

Friperie d’Karo, les Ateliers d’Ani  intégration, déficience intellectuelle
Photo Guy Latour
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