Guy Latour

Après plus de six ans d’absence, l’Association des Personnes Handicapées Visuelles de Lanaudière (APHVL) a décidé de reprendre son mandat régional.

« Ça n’avait aucun sens qu’une personne de Sainte-Cuthbert ou de Saint-Michel-des-Saints ne reçoive pas des services de notre organisme. Tout le monde ayant un handicap visuel a droit à de l’aide », a mentionné Robert Valois, en conférence de presse, en matinée, le 30 janvier, à Joliette.

Le retour à ce mandat a été officialisé l’automne dernier. De juin 2010 à l’an dernier, l’organisme avait comme acronyme l’APHVSL (Association des Personnes Handicapées Visuelles du sud de Lanaudière) et desservait la MRC l’Assomption et celle des Moulins. Ce changement s’explique aussi par la bonne santé financière et la saine gestion de l’association au cours des dernières années.

Budget revu à la hausse

Par contre, l’APHVL  souhaite voir leur budget annuel, qui est de 48 000$, doublé par rapport aux dernières années. « Actuellement, nous avons une coordonnatrice qui travaille quatre jours par semaine dans le sud à Mascouche. L’idéal serait d’avoir une personne-ressource pour le sud et une pour le nord », ajoute M. Valois. Le SACA (Secrétariat à l’Action Communautaire Autonome), qui subventionne l’organisme, a précisé qu’il n’y avait pas d’argent supplémentaire pour le moment.

Outre, la défense des droits des handicapés visuels, l’APHVL, qui a vu le jour en 1995, organise aussi des activités comme des cafés-rencontres à Joliette, Repentigny et Terrebonne ainsi que des sorties. Elle souhaite également promouvoir les intérêts et défendre les droits collectifs des personnes handicapées visuelles ainsi que favoriser l'intégration sociale des personnes handicapées visuelles.

Quelques chiffres

Selon les données de l’Office des Personnes Handicapées du Québec, il y a 137 000 personnes avec un handicap visuel au Québec. Pour Lanaudière, ce nombre est de 16 670 adultes et 235 enfants.

Visite dans trois écoles

Pour une deuxième année de suite, l’APHVL tiendra une activité régionale dans le cadre de la semaine de la canne blanche qui aura lieu du 5 au 11 février prochain.

Ainsi, en collaboration avec la Corporation des Enfants de ma rue, qui est spécialisée en ateliers de sensibilisation auprès des écoles primaires, il y aura trois écoles qui seront visitées durant cette semaine dans la région.

Il s’agit de l’école de la Seigneurie (Mascouche), Mgr Papineau (Joliette) et la Passerelle (Saint-Paul). Dans les deux dernières, un élève y vit une déficience visuelle.

« C’est une façon pour nous de sensibiliser et outiller les jeunes face à ce handicap encore parfois méconnu et pas toujours apparent, tout en faisant connaître notre association et les ressources disponibles du milieu », a précisé Nicole Léger, vice-présidente de l’APHVL.

Dans un geste d’éclat, les députés provinciaux de Joliette et de Berthier, Véronique Hivon et André Villeneuve, le député fédéral de Joliette, Gabriel Ste-Marie, des élus municipaux de la MRC de Joliette et des représentants syndicaux étaient tous réunis sur une même tribune, le 27 janvier, pour dénoncer le projet OPTILAB.

Celui-ci prévoit le transport vers le laboratoire serveur de l’hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval, de la majorité (70 %) des analyses de biologie médicale présentement réalisées par les laboratoires du Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière.

« Nous sommes ici pour dénoncer les impacts de ce projet. La région de Lanaudière va perdre des emplois et de l’expertise avec cette centralisation », a déploré Mme Hivon en conférence de presse à la Brûlerie du Roy.

Emplois perdus et impact économique

D’ailleurs, une étude de l’économiste Éric Bouchard-Bouliane, à la demande de la Centrale des Syndicats Démocratiques (CSD),  révèle que la région perdrait 173 emplois selon ce scénario, alors que l’impact sur le revenu régional (PIB) serait de 7 229 681$. « Cette centralisation des laboratoires se fait dans la précipitation, l’improvisation et sans consultation, ni évaluation préalable des impacts!», a lancé la députée Véronique Hivon.

Dans le cas du scénario où 57% des analyses seraient transférées, 155 emplois devraient disparaître et l’impact économique serait de  6 444 744$.

Pour Carolle Dubé, présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), cette centralisation se veut abusive. « Nos membres sont très inquiets. Ils se demandent ce qu’il adviendra de leur emploi. De plus, on a peur pour la sécurité des échantillons qui devront être transportés des centres hospitaliers jusqu’à Laval, lieu de la centralisation, Il va arriver quoi lorsqu’il y aura une tempête de neige ou de la pluie verglaçante? Des échantillons seront-ils périmés à cause de ça? », s’est questionné Mme Dubé.

De son côté, le député André Villeneuve estime que la santé et la sécurité de la population doit primer dans ce dossier. « Cette réforme s’attaque à la vitalité des régions, comme Lanaudière. J’interpelle la ministre régionale et des régions, Lise Thériault  pour qu’elle fasse entendre raison à son collègue de la Santé », a-t-il déclaré.

 

Le Parti Québécois a demandé à plusieurs reprises au ministre Barrette de dresser un portrait clair, par l’entremise de l’Institut d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), des conséquences qu'aura le projet Optilab pour les patients, les travailleurs, les services à la population et le réseau de la santé. « Nos demandes sont restées lettre morte, c’est toujours l’opacité la plus totale. Le ministre n’a pas répondu à nos inquiétudes liées au transport des échantillons sur de longues distances, ce qui pourrait occasionner des pertes de spécimens, une altération de leur contenu, et des délais dans la transmission des résultats. Une analyse perdue peut avoir de graves conséquences sur le délai d’émission d’un diagnostic, le traitement d’un problème de santé », a conclu Véronique Hivon.

Courtoisie

La Fondation pour la Santé du Nord de Lanaudière souhaite remercier chaleureusement la boutique joliettaine Kaki Plein Air pour son appui indéfectible depuis les six dernières années. En effet, les propriétaires de la réputée boutique spécialisée en vêtements et chaussures de plein air, messieurs Daniel et Michel Morin, sont les fidèles organisateurs d’une activité-bénéfice au profit de la fondation. Les cinq premières éditions ont pris la forme d’une soirée pour les femmes, mais en 2016, ces commerçants ont fait un week-end privilèges, réservé aux femmes. Le montant de 500 $ qui a été amassé à l’automne dernier est versé au département de gynécologie-obstétrique du CHRDL. 

Courtoisie. Michel Pilon, président, Ghyslain Dufresne, humoriste et porte-parole, Joyce Lawless, directrice, tous trois du CPSL

Aujourd’hui avait lieu, à Mascouche et à Notre-Dame-des-Prairies, les conférences de presse annonçant la programmation lanaudoise de la 27e Semaine nationale de prévention du suicide, qui se tiendra du 29 janvier au 4 février 2017 et portera sur le thème « Le suicide n’est pas une option ». Partout au Québec, l’événement vise à sensibiliser et à mobiliser la population pour contrer ce fléau, tout en faisant la promotion de la ligne d’intervention téléphonique provinciale 1 866 APPELLE.

Dans notre région, c’est le Centre de prévention du suicide de Lanaudière (CPSL) qui coordonne l’événement, auquel il accole l’idée de « S’entourer et entourer », rappelant l’important rôle de l’entourage en prévention du suicide. « La prévention du suicide repose sur la qualité du filet de sécurité humain mis en place autour des personnes vulnérables. Plus les mailles de ce dernier sont serrées, plus il sera difficile pour les personnes vulnérables de passer à travers celles-ci. Ensemble, faisons en sorte que le suicide ne soit pas une option », a suggéré monsieur Michel Pilon, président du CPSL et endeuillé par suicide.

L’événement fut également l’occasion de présenter officiellement le nouveau porte-parole du CPSL, l’humoriste lanaudois Ghyslain Dufresne. Ce dernier a déclaré voir dans ce rôle une occasion de militer pour la vie. Il s’est adressé aux hommes, qui sont les plus touchés par la problématique du suicide dans la région : « …dans Lanaudière, ce sont les gars de 35 à 64 ans qui se suicident le plus! Pourquoi? Parce qu’ils gardent ça pour eux autres. Ne parlent pas. Ne demandent pas d’aide. Moi, les gars, j’ai juste une chose à vous dire : 1 866 APPELLE ».

Les activités de la Semaine nationale de prévention du suicide 2017

Le grand public est convié à une activité rappelant l’importance des saines habitudes de vie dans la prévention du suicide. Le « 2 km de patins » se déroulera :

le 29 janvier, de 13 h à 15 h, à la patinoire de l’Île-des-Moulins;

le 5 février, de 13 h à 15 h 30, à la patinoire de la plage municipale de Rawdon.

La population est invitée à parcourir deux kilomètres en patin ou à pied en appui à la cause. Des prix de présence et une bouchée sucrée attendent les participants.

L’équipe du CPSL visitera cinq salles d’entraînement de la région pour proposer deux défis sportifs à leurs membres. Un cadeau de participation sera remis aux personnes qui relèveront le défi. Des animations dans sept centres de traitement des dépendances sont également prévues. Elles comporteront un volet prévention du suicide, permettant de mettre en lumière le filet de sécurité que chacun peut se constituer en faisant appel tant à ses ressources personnelles qu’à de l’aide extérieure. Un outil sur les ressources d’aide sera remis à chacun. Ils seront ainsi mieux préparés à faire face à d’éventuelles crises suicidaires lorsque leur thérapie prendra fin.

Le thème « S’entourer et entourer » a inspiré un concours destiné aux jeunes Lanaudois âgés de 12 à 20 ans. Ainsi, les organisations où évoluent des groupes de jeunes sont invitées à créer un personnage qui préconise les valeurs positives qui font que le suicide n’est pas une option. Les détails et règlements du concours sont disponibles pour ceux qui en font la demande à l’adresse Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Les hommes âgés de 35 à 64 ans, qui sont les plus nombreux à décéder par suicide, seront la cible d’une importante campagne de sensibilisation dont le slogan est « Parce que la vie, des fois, c’est du sport! ». C’est en passant par une thématique qui rejoint bon nombre des représentants de ce public cible que le CPSL tente d’amener les hommes à prendre en main leur santé mentale et à demander de l’aide quand la vie devient « du sport ». Ainsi, quelque 5 000 pochettes protectrices pour carte bancaire à l’effigie de la campagne renfermant un petit dépliant aidant les hommes à évaluer leur situation et à déterminer une stratégie pour améliorer certaines sphères de leur vie seront distribuées dans la région. Le dépliant incite par ailleurs les hommes à consulter le site Internet ViensVoir.org, développé par le CPSL. L’organisme remercie La Caisse d’économie solidaire de Lanaudière pour sa contribution de 1 000 $ dans le projet.

« Espérant que ces activités, rendues possibles grâce au travail de comités composés de plusieurs individus et organisations de la région, feront une différence pour bon nombre de Lanaudois et leur rappelleront que tout le monde peut prendre part à la prévention du suicide. Le simple fait d’accompagner quelqu’un chez son médecin, de l’aider dans ses tâches quotidiennes ou encore de joindre un intervenant au 1 866 APPELLE avec cette personne peut faire une différence. Le CPSL profite de la Semaine nationale de prévention du suicide pour le rappeler », a affirmé Joyce Lawless, directrice de l’organisme.

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