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La Chambre de Commerce du Grand Joliette (CCGJ) présentait son traditionnel débat des candidats aux élections provinciales, au Château Joliette.

Les candidats (es ) de la Coalition Avenir Québec (CAQ, François St-Louis), du Parti Québécois (PQ, Véronique Hivon) et Québec Solidaire (QS, Judith Sicard) ont débattu durant 90 minutes.

Pour ce qui est de la candidate du Parti Libéral du Québec, Émilie Imbeault, celle-ci a décliné l’invitation de la CCGJ. Les échanges entre les candidats sont demeurés cordiaux tout au long du débat

Chaque candidat a fait tout d’abord une présentation individuelle. D’entrée de jeu, Véronique Hivon a été la première à s’adresse aux convives. « Je suis très fière d’avoir été votre représentante au cours des dernières années à Joliette et à l’Assemblée Nationale. Vous êtes toujours les gens à qui je dois ma première loyauté. Je veux me battre pour vous », a-t-elle déclaré.

De son côté. François St-Louis s’est décrit comme une personne près de son milieu et quelqu’un qui travaille pour améliorer la qualité de vie de sa communauté.  « Je veux continuer à l’avancement économique régional et ce, tant au niveau commercial, industriel, agricole que culturel et touristique. Pourquoi la CAQ? Pour du vrai changement, 15 années de gouvernance libérale a laissé des cicatrices dans le comté », a-t-il fait valoir.

Pour Judith Sicard, Québec Solidaire est le parti le plus progressiste et égalitaire. « On est égalitaire avec le salaire minimum à 15$/hre, les soins dentaires gratuits. Ce que les gens ne savent pas on est aussi égalitaire pour les entreprises. Celles-ci sont prêtes à des changements progressistes », a-t-elle expliqué.

Par la suite, les trois candidats étaient appelés à poser une question aux deux autres. Judith Sicard a tout d’abord demandé à Véronique Hivon pourquoi il n’y avait pas de mesures pour l’agriculture biologique. Pour Mme Hivon, le PQ est pour la transition biologique. « On a prévu des moyens pour accompagner les entreprises agricoles qui souhaitent faire cette transition, notamment pour la relève agricole. De son côté, François St-Louis, l’achat local est très important notamment pour «  nos institutions, nos hopitaux et le palais de justice. Il faut se serrer les coudes et acheter localement », a-t-il souligné.

La candidate du PQ a ensuite demandé à celle de QS quelles mesures étaient prévues pour le transport régional. Pour Judith Sicard, il y a plusieurs possibilités. « Il y a la diminution des frais de transport de 50% et des plates-formes de transport pour les densités pas assez grandes comme l’autopartage et les platesformes web », a-t-elle précisé.   Le candidat de la CAQ, pour sa part, appelle à la prudence.  «Si on diminue le trajet Joliette-Radisson, ça met à risque Joliette-Berthier et Joliette/Saint-Jérôme. Il faut refaire nos devoirs », a-t-ll rétorqué.

François St-Louis a ensuite interpellé Véronique Hivon concernant le plan du PQ pour contrer le décrochage scolaire dans la région. Pour Mme Hivon, ce plan a plusieurs volets où on mise sur la petite enfance avec 26 800 nouvelles places, des services de garde à domicile encadrés, le dépistage, une loi bouclier sur l’éducation et une impulsion au CREVALE. Judith Sicard a rappelé que QS veut offrir la gratuité scolaire et améliorer les écoles publiques via de meilleurs services et l’arrêt des subventions des écoles privées.

Parmi les autres dossiers qui ont été abordés par les candidat(es), il y a eu la formation professionnelle, la maternelle 4 ans, l’environnement, la francisation des nouveaux immigrants, l’itinérance et les lits disponibles, des stratégies pour soutenir la multitude d'OBNL ainsi que les entreprises d’économie sociale, les actions pour favoriser l’accessibilité aux services pour les familles autochtones ainsi que les stratégies pour contrer la pénurie de main-d’œuvre non spécialisée.

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Le candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Berthier, André Villeneuve, a présenté, aujourd’hui, les principales mesures nationales en immigration et en matière de langue française.

Langue française : Pour passer du déclin au regain « Le choix de l’emplacement pour la tenue de la conférence de presse d’aujourd’hui est symbolique. C’est devant le buste de Chevalier de Lorimier que je vais traiter des principales mesures du Parti Québécois en matière d’immigration et de langue française. Tout comme lui, nous avons le désir que le Québec et ses citoyens puissent vivre en français, travailler en français et s’assurer que notre nation continue à marquer l’histoire de son empreinte. Pour ce faire, nous savons que cela ne peut se concrétiser que par la protection de la langue française et une immigration qui viendra épouser nos valeurs et notre langue », a déclaré André Villeneuve.

Depuis 15 ans, la politique d’immigration libérale est un échec complet. Les propositions avancées par la CAQ, qui sont loin de réparer les erreurs du PLQ, aggraveraient cumulativement la situation. « Derrière le déni libéral et les dangereuses propositions de la CAQ se profile une lente mais certaine fragilisation du français, le cœur de notre identité. Les données du recensement de 2016 sont sans appel : le déclin du français au Québec est incontestable, en particulier quant à la proportion de citoyens pour qui c’est la langue principale à la maison », Jean-François Lisée.

Constat de la situation actuelle

°Échec à adapter la sélection des immigrants pour répondre intelligemment à une pénurie de main-d’œuvre prévisible et prévue depuis longtemps par tous les démographes;

°Échec à sélectionner des candidats à l’immigration qui connaissent le français : l’objectif gouvernemental libéral est de n’avoir que 15% des travailleurs qualifiés ignorants le français. Le dernier décompte en 2017 montre qu’environ 40% des travailleurs qualifiés l’ignorent;

°Échec à franciser les nouveaux arrivants : seulement 40% des immigrants ignorants le français suivent des cours de francisation; parmi eux, selon la vérificatrice générale, 90% échouent à leurs tests;

°Échec à régionaliser l’immigration : après avoir fermé les bureaux régionaux d’immigration, toutes les cibles de régionalisation ont été ratées, 95% des nouveaux arrivants s’installant à Montréal ou à Québec;

°Échec à retenir les nouveaux arrivants : selon l’Institut du Québec, sur 53 250 immigrants reçus en 2016, 20 000 (37%) ont quitté le Québec. En 2015, 45% ont quitté, en 2014, 43%.

Immigration : Pour passer vraiment de l’échec au succès

Il est illusoire de croire que l’augmentation des budgets en francisation va faire disparaître comme par magie un taux d’échec de 90% et un taux de départ du Québec de 40 à 50% des immigrants qui viennent chez nous pour découvrir qu’ils n’ont ni la compétence linguistique nécessaire à l’intégration, ni parfois l’envie de l’acquérir, préférant s’installer ailleurs.

°Pour renverser cette tendance, le Parti Québécois adoptera dans les 101 premiers jours de son mandat, une loi 202 qui regroupera ses positions linguistiques, incluant les mesures d’accueil, d’intégration et de francisation.

°Un gouvernement du Parti Québécois demandera que 100% des futures immigrants et leur conjoint ne soient  admis  sur  le  territoire  que  s’ils  démontrent  une  bonne  connaissance  du  français  (français intermédiaire). « Comment y parvenir? On trouve dans le monde, en additionnant ceux pour qui le français est la langue première et ceux pour qui elle est une langue seconde,   pas moins de 274 millions de francophones! De plus, plusieurs ententes ont été conclues partout dans le monde avec des écoles de langues reconnues par le ministère de l’Immigration, principalement avec des Alliances Françaises locales. Il existe plus de 150 écoles de langues réparties sur une quarantaine de pays, en Asie, en  Amérique latine,  en  Amérique  du Nord, en Europe  et  en Afrique.  Notre  gouvernement augmentera ces ententes pour faciliter l’apprentissage de la langue française à tous ceux et celles qui souhaitent immigrer au Québec. De plus, un fait peu connu, le ministère de l’Immigration rembourse jusqu’à 1 500$ de cours de français à un candidat étranger qui a réussi son diplôme et obtenu son Certificat de sélection. Une offre qui sera maintenue et publicisée par un gouvernement du Parti Québécois. Pour le Parti Québécois, c’est 100% des immigrants qui arriveront au Québec  et qui parleront un français intermédiaire. Pour la CAQ, c’est 100% des immigrants qui pourraient arriver ici sans parler le français », a précisé le candidat André Villeneuve.

Le seuil d’immigration

François Legault propose d’abaisser le seuil d’immigration au Québec  de  50 000 à 40 000 et avec l’obligation de réussir les tests de français et des valeurs québécoises. « Le chef de la CAQ à encore changé d’idée hier, en précisant que les immigrants pourront recommencer le test autant de fois qu’ils veulent, mais dans un laps de temps n’excédant pas quatre ans après leur arrivée au Québec. De plus, si une personne échouait à l’un des deux tests, il se retrouverait sur un avis officiel par lequel Québec informerait Ottawa de la présence en territoire canadien d’une personne sans statut. Le gouvernement déciderait alors des mesures qu’il entend prendre. C’est un non-sens, car ces immigrants deviendraient des sans-statut, des illégaux. Sans pouvoir travailler, sans pouvoir étudier, sans ressources. De plus, Québec  serait  incapable  d’expulser  ces  personnes, car  seule l’Agence  des services  frontaliers  du Canada a compétence en matière de renvois et d’exécution de la loi. Est-ce que vous croyez que le gouvernement fédéral acceptera de modifier ses lois et créer un précédent au Canada?  », a lancé le candidat péquiste.

°Pour une évaluation réaliste, flexible, et dépolitisée des seuils d’immigration nécessaires, le Parti Québécois confiera au vérificateur général, assisté par l’Institut de la statistique du Québec ainsi que par des experts en démographie, en emploi et en intégration, le mandat de recommander, d’une part, le nombre d’immigrants dont on peut raisonnablement assurer l’intégration et le succès, compte tenu de l’effort public actuellement engagé, et d’évaluer, d’autre part, les seuils et les investissements optimaux pour l’atteinte d’objectifs démographiques et de main-d’œuvre mesurables.

« Cette instance analysera objectivement et froidement la question. Quels sont nos besoins en matière de main-d’œuvre? Où en sommes-nous en ce qui concerne le vieillissement de la population? Combien d’immigrants nous faut-il? Quel profil d’immigrants? Bref, c’est la vérificatrice générale qui fixera le seuil d’immigration sur des données probantes  », a mentionné André Villeneuve.

Pour la pénurie de main-d’œuvre dans la circonscription de Berthier

La pénurie de main-d’œuvre est omniprésente dans toutes les régions du Québec et la circonscription de Berthier n’y échappe pas.

°Le Parti Québécois s’assurera que 25% des immigrants s’installeront en région;

°Afin de remédier à la pénurie de main-d’œuvre, le Parti Québécois instaurera une « voie express » d’approbation et de vérification des critères pour les offres d’emploi validées. Cela permettra une nette augmentation de la proportion des immigrants qui auront un emploi qui les attend au Québec;

°Les dossiers des autres candidats à l’immigration économique qui ont des compétences ou une expérience de travail dans les champs d’emploi populaire du Québec seront rendus disponibles (lorsque les candidats l’autorisent) aux employeurs québécois qui pourront entrer en contact avec eux pour discuter d’offres d’emploi. Le cas échéant, ils seront mis sur la « voie express »;

°Les candidats à l’immigration économique doivent remplir une grille qui leur donne des points qui varient selon leur niveau scolaire, leur expérience de travail, leur connaissance linguistique, etc. Un gouvernement du Parti Québécois élargirait considérablement cet écart, en donnant deux fois plus de points  aux  candidats  s’engageant  à  s’établir  en  région  qu’à  ceux  qui  voudraient  s’établir  dans  la métropole;

De même, les candidats qui n’ont pas d’offres d’emploi mais qui s’engagent, dans un document signé, à s’établir en région, obtiendront davantage de points que celui qui ne le fait pas;

°Le Parti Québécois rétablira les bureaux régionaux du ministère de l’Immigration, mais en les intégrant étroitement aux initiatives locales et régionales qui se sont structurées ces dernières années pour en maximiser l’efficacité. Cela permettra notamment d’accroître la décentralisation dans les régions en matière d’immigration et de donner plus de pouvoirs aux décideurs régionaux.

Pour renforcer le français au Québec

Dans près de 60% des cas, il est désormais impossible d’obtenir un emploi à Montréal si on ne démontre pas une connaissance de l’anglais.

Pour renforcer le français au Québec, le Parti Québécois propose une loi 202 qui prévoit notamment : °d’exiger que 100% des futures immigrants et leur conjoint ou conjointe ne soient admis sur le territoire que s’ils démontrent une connaissance suffisante du français;

°de rétablir le droit de travailler en français, mis à mal récemment par les tribunaux canadiens;

°d’étendre la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés, ce à quoi se refusent toujours le PLQ et la CAQ;

°d’exiger une réelle connaissance du français des diplômés des cégeps et des universités anglophones du Québec.

« Le bilan libéral des 15 dernières années est alarmant et rien n’indique que ce parti veut poser les gestes nécessaires pour redresser la situation. Quant à la CAQ, ses propositions ne tiennent pas la route. Les Québécois et les Québécoises veulent vivre en français et travailler en français. Ils veulent que les immigrants possèdent tous les atouts pour s’intégrer à notre société, qu’ils réussissent et qu’ils s’installent en région. La clé du succès, c’est la maîtrise de notre langue à l’arrivée! Pour passer vraiment de l’échec au succès, ce sont les propositions du Parti Québécois qui sont les plus crédibles », a conclu André Villeneuve.

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La Chambre de Commerce du Grand Joliette, fidèle à sa tradition d’offrir sa tribune en période électorale, est heureuse de présenter un dîner spécial pour les élections provinciales lundi le 24 septembre prochain à 11h45 au Château Joliette.  

Les participantes et participants à cet exercice seront, pour le Parti Québécois, Mme Véronique Hivon, pour Québec Solidaire, Mme Judith Sicard et pour la Coalition Avenir Québec, M. François St-Louis.  

Les grands dossiers mis de l’avant lors de cette élection seront évoqués par les candidates et candidats qui ont déjà confirmé leur présence. Ainsi, à tour de rôle, chaque candidate et candidat fera une allocution sur les grands dossiers mis de l’avant lors de cette élection et pourra poser des questions aux autres.  

La Chambre de Commerce du Grand Joliette vous invite à partager un bon repas lundi le 24 septembre prochain en compagnie de partenaires du milieu d’affaires et ce, tout en prenant connaissance des enjeux locaux.  

Vous pouvez d’ores et déjà réserver vos billets auprès de la permanence de la Chambre de Commerce du Grand Joliette par courriel à Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 450 759-6363.  

Faites vite, les places sont limitées. 

La tenue des dîners conférences de la Chambre de Commerce du Grand Joliette est une présentation des avocats et professionnels du cabinet Dunton Rainville de Joliette. 

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La semaine dernière, Judith Sicard, candidate de Québec solidaire dans Joliette, a visité le CHRDL en compagnie du député et docteur Amir Khadir ainsi que de plusieurs autres candidates de Québec solidaire dans Lanaudière. La santé a été au cœur des discussions avec les personnes rencontrées.

Après avoir souligné devant un groupe d'employées l'importance qu'accorde le programme de Québec solidaire aux conditions de vie générales de la population dans la prévention de la maladie, Judith Sicard a insisté sur la nécessité de renforcer le réseau de CLSC, qui devrait être le fer de lance des soins et des services de première ligne en matière de santé et de services sociaux. Le soutien à domicile constitue également un élément clé pour diminuer la pression sur les hôpitaux et les CHSLD. 

Mais les deux sujets qui ont davantage piqué la curiosité des intervenant.e.s de la santé sont l'assurance dentaire publique et universelle ainsi que l'assurance médicaments, également publique et universelle. « Il n'y a rien de surprenant pour moi dans l'intérêt qu'ont les gens pour l'assurance dentaire », a déclaré Judith Sicard. « Selon un sondage Léger, cette proposition serait la plus populaire parmi toutes les propositions faites par l'ensemble des partis. C’est logique, puisqu’on sait qu'une personne sur quatre au Québec ne va pas chez le dentiste, faute d'argent », a-t-elle poursuivi. Nous nous sommes dotés au Québec d'un système de soins de santé gratuit. Il est injuste que seul.e.s les mieux nanti.e.s puissent consulter un dentiste et s’offrir des soins dentaires. Il est absurde de constater que nous avons un système de santé public, mais que nos programmes sociaux se refusent à inclure la santé dentaire dans ce système. Pourquoi la justice sociale devrait-elle s'arrêter à l'entrée de la bouche? En sachant à quel point une mauvaise santé dentaire peut avoir un impact sur la santé en général, on comprend tout de suite qu'une assurance dentaire publique ne sera pas seulement une dépense, mais bien un investissement qui profitera à l'ensemble de la population. 

La proposition de Québec solidaire visant à mettre en place un véritable régime public et universel d'assurance médicaments est peut-être un peu moins connue, mais aussi importante. Nous avons présentement un régime bancal à mi chemin entre le public et le privé. Le régime public d’assurance médicaments couvre principalement des personnes plus à risque sur le plan de la santé (retraité.es, non-syndiqué.es à faible revenu, etc.), alors que les personnes dans la force de l'âge et actives sur le marché du travail sont principalement couvertes par des régimes d'assurances collectives privées. La création de Pharma-Québec, un pôle public d’achat groupé, de production de médicaments génériques, de recherche et d'innovation pharmaceutiques, permettra de réduire considérablement les coûts des médicaments au Québec. L’État québécois deviendra ainsi le principal client des pharmaceutiques – ou dans les faits, presque leur unique client – et négociera ses achats en bloc. Il bénéficiera donc d’un extraordinaire pouvoir de négociation, ce qui entrainera une baisse du coût des médicaments pour nous faire réaliser des économies globales de 2,5 milliards $. La chose est simple, nous achèterons nos médicaments au même prix qu’ailleurs au Canada ou dans d’autres pays qui ont un tel pôle d’achat public.  

La production de médicaments génériques, de même que les ressources investies en recherche et en innovation pharmaceutiques, permettront d’autant plus d’exercer une pression à la baisse sur les prix que nous imposent actuellement les pharmaceutiques. Notez bien qu’il n’est pas question de nationalisation de la production des médicaments dans cette opération, mais simplement d’un État qui prend ses responsabilités envers sa population en ajoutant un acteur public qui travaille pour le bien commun et qui rend du même coup beaucoup plus difficile la collusion entre les grandes entreprises pharmaceutiques.  

En tant que société, nous faisons face à un choix : continuer dans une logique de privatisation et de désengagement de l’État, ou nous doter d’un gouvernement fort et solidaire qui saura insuffler une nouvelle dose d’énergie à nos programmes sociaux. À Québec solidaire nous croyons qu’il est important de penser à demain et d’effectuer ce virage nécessaire qui implique une plus grande participation de l’État en santé. Parce que prendre soin de notre santé collective, c'est s'offrir des services de santé et des services sociaux qui permettent à tous et à toutes de vivre dans la dignité.

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Le candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Berthier, André Villeneuve, a présenté, aujourd’hui, les principales mesures nationales en agriculture. 
 

Un État fort au service de notre agriculture 

  

Selon le dernier budget du ministre des Finances Carlos Leitao, le gouvernement Couillard entend consacrer au cours du présent exercice financier 2018-19 quelque 875 millions de dollars. 

  

C’est 151 millions de moins qu’il y a cinq ans. Il s’agit d’une baisse de près de 15 % par rapport à l’exercice financier de 2013-14, soit juste avant qu’il prenne le pouvoir en avril 2014. Et si on ajoute le manque à gagner lié à l’inflation, la baisse atteint les 209 millions $, soit 19 %. 

  

Ainsi, chiffres à l’appui, cette importante réduction des dépenses gouvernementales sous le gouvernement 

  

Couillard confirme que l’agriculture a été abandonnée. Encore plus frustrant pour nos agriculteurs, c’est de constater que les dépenses gouvernementales consacrées à l’agriculture, les pêcheries et l’alimentation soient passées de 1,03 milliard $ (en 2013-14) à seulement 875 millions $ cette année, alors que durant cette même période de cinq ans, les revenus consolidés du gouvernement Couillard grimpaient de 16 milliards de dollars! 

  

L’agriculture a donc été l’un des principaux ministères à subir l’austérité du gouvernement Couillard. Pourtant, les producteurs agricoles sont soumis à de nombreuses pressions : aléas du marché et de la météo, hausse de la valeur des terres, exigences élevées quant au bien-être animal et à l’environnement, difficultés à former la relève, soutien insuffisant du gouvernement. Le Parti Québécois favorisera la relève agricole, aidera le développement des fermes familiales, protègera les terres agricoles et relancera le concept de « souveraineté alimentaire ». 

  

Sérieusement et concrètement 

 

Favoriser la relève agricole et développer nos fermes familiales 

Le défi de la relève agricole est bien réel au Québec et l’âge moyen des agriculteurs est de 52 ans. 

  

Nous savons tous qu’il s’agit d’un métier exigeant et pour lequel les heures ne se comptent pas. Pour faire face à ce défi de renouvellement de la relève, le Parti Québécois mettra en place un FIRA+, un fonds d’investissement pour la relève agricole plus accessible, plus généreux et, surtout, plus audacieux. Cette idée, combinée à une politique de garantie de prêt plus agressive et à long terme de La Financière agricole, permettra à la relève de transformer ses rêves en projets, et ses projets, en succès. 

  

La Parti Québécois réitère également sa promesse de mettre en œuvre un processus de préautorisation de projets à la Financière agricole pour aider les futurs agriculteurs, même s’ils ne convoitent pas une terre précise dans l’immédiat. L’idée consiste à contrer le fait qu’un jeune agriculteur puisse perdre une terre au profit d’un fonds d’investissement privés parce que son financement tarde à être approuvé. 

  

Les taxes foncières 

  

Dans le budget 2016-2017, le gouvernement Couillard a annoncé des modifications au Programme de crédit de taxes foncières, qui sera désormais administré par Revenu Québec. Les nouveaux paramètres ont provoqué des hausses de taxes pouvant aller jusqu’à près de 85%. En février 2017, à la suite de la pression exercée par les agriculteurs et le Parti Québécois, le ministre Laurent Lessard a reculé sur les changements proposés et a ramené les anciens paramètres. 

  

Malgré cela, la fiscalité foncière agricole n’est pas viable à long terme. La hausse du prix des terres est plus rapide que l’inflation. L’indexation du budget alloué au PCTFA, plafonnée par la loi à 5%, est donc insuffisante pour combler la hausse des taxes. Le gouvernement Couillard a annoncé une compensation ponctuelle de 20 millions de dollars pour les années 2017 et 2018; cela ne fait que reporter le problème. 

  

Le gouvernement libéral n’a rien fait. Résultat, c’est 30 millions de dollars que les agriculteurs devront sortir de leurs poches en 2019. Avec le Parti Québécois, cela n’arrivera pas. Il va déplafonner le budget du programme de crédit de taxes tant qu’il n’y aura pas d’entente entre les agriculteurs, les municipalités et le gouvernement pour une réforme de la fiscalité foncière; le budget du programme augmentera selon les besoins sans être limité; dès 2019, les agriculteurs n’auront pas à débourser 30 millions de dollars. 

  

Protéger nos terres agricoles 

  

Des fonds d’investissement privés s’intéressent de plus en plus aux terres agricoles du Québec. C’est le cas non seulement en périphérie des villes, mais aussi en région, où les prix ne sont pas encore trop élevés et où un investisseur patient peut espérer une hausse à long terme. Par exemple, des fonds d’investissement privés ont acheté des terres agricoles au Lac-Saint-Jean et dans le Bas-Saint-Laurent à fort prix. Sans en être la seule cause, cet intérêt a un impact significatif sur le prix des terres, et cela rend l’accès de plus en plus difficile pour la relève agricole. 

  

Le Parti Québécois entend cultiver l’indépendance du Québec face aux fonds d’investissement privés, qui dopent la valeur foncière des terres, en déposant une loi contre l’accaparement des terres agricoles. 

  

Le Parti Québécois veut des agriculteurs propriétaires de leurs terres contrairement à la CAQ qui ne s’oppose pas au modèle d’agriculteurs locataires. 

  

Le Parti Québécois favorisera l’accélération du traitement des dossiers à la Commission de Protection des Terres Agricoles du Québec (CPTAQ), sans pour autant, comme le souhaite François Legault, permettre davantage le dézonage agricole. 

  

Relancer la «souveraineté alimentaire« et avancer vers l’agriculture de demain 

  

Le gouvernement Couillard a lancé sa politique bioalimentaire au printemps 2018. Une politique annoncée juste avant les élections ne remplace pas les 800 millions de dollars coupés depuis 4 ans. « François Gendron a présenté une politique de souveraineté alimentaire qui avait fait consensus. Elle visait à mettre plus de produits de chez nous dans les assiettes des Québécois. Malheureusement, par pure partisannerie, le gouvernement libéral l’a mise aux poubelles. Je tiens à vous rappeler qu’avec le 

  

Parti Québécois au milieu des années 1980, nous avons atteint 80% de produits québécois dans nos assiettes. Avec les libéraux de Jean Charest, on a arrêté de chiffrer. Mais on serait aujourd’hui, estime-t-on, à 30-35% », a précisé André Villeneuve. 

  

Afin de relancer la « souveraineté alimentaire » du Québec, le Parti Québécois entend s’assurer que les repas offerts dans les institutions publiques du Québec soient composés à 50% de produits de chez nous. Cette cible sera obligatoire. Ainsi, chaque fois qu’un établissement public fait un appel d’offres pour l’alimentation, il impose certaines conditions. Les fournisseurs qui ne rempliront pas cette condition, ne pourront tout simplement pas soumissionner. De plus, le Parti Québécois souhaite étendre le modèle « Aliments Québec » à toutes les régions du Québec et créer une certification locale dans chaque région. 

  

L’agriculture de demain, c’est aussi la production biologique. Le Parti Québécois s’engage ainsi à augmenter le financement pour l’agriculture biologique et créera des laboratoires destinés à tester de nouvelles idées, ainsi qu’un institut des alcools pour aider cette industrie en plein essor à innover. 

  

Les agriculteurs inondés de la circonscription de Berthier 

  

Le candidat péquiste entend poursuivre ses efforts afin que les agriculteurs inondés puissent être indemnisés. « Grâce à la collaboration de l’UPA de Lanaudière et la mobilisation des agriculteurs, le gouvernement du Québec a interpellé le gouvernement fédéral afin qu’il mette en place le programme Agri-Relance. Les deux gouvernements discutent actuellement et il est certain que je n’abandonnerai pas », a lancé le candidat du Parti Québécois dans Berthier. 

  

Négociations de l’ALENA et la gestion de l’offre 

  

Les négociations de l’ALENA entre le Canada et les États-Unis laissent souvent planer une menace pour la survie du système de la gestion de l’offre. Pour André Villeneuve, « il est hors de question d’abandonner nos producteurs laitiers, d’œufs et de la volaille. Je n’ose même pas imaginer les conséquences désastreuses pour notre région. Notre chef, a été très clair à ce sujet ». « Avec moi comme premier ministre, ce traité ne sera pas approuvé par l’Assemblée nationale, ce qui veut dire qu’il va y avoir des éléments du traité qui ne pourront pas être appliqués. Les Américains pourront avoir des recours contre le Canada pour non-application du traité. Vous vous débrouillerez avec ça, ce sera de votre faute. On vous l’aura dit. » 

  

« Depuis plusieurs années, notre agriculture a été délaissée par le gouvernement. Il faut que l’État redevienne un partenaire de nos producteurs. Il faut un changement d’attitude et une vision à long terme. N’oublions jamais qu’il en va de la vitalité de nos communautés rurales, des milliers d’emplois et des retombées économiques. Je sais que certaines filières éprouvent des difficultés en ce moment, dont la filière des producteurs de porc. Nous devons les accompagner en ces temps difficiles. S’assurer d’une relève, améliorer les programmes gouvernementaux et viser l’autosuffisance alimentaire, c’est incontournable. Il est temps de redonner la place qui revient à notre agriculture », a conclu André Villeneuve. 

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Le co-porte-parole de Québec Solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois était de passage dans la circonscription de Joliette, le 18 septembre, afin de donner un coup de main à la candidate Judith Sicard.

« Je suis très content d’être ici avec notre magnifique candidate et plusieurs autres de la région. On a été très bien reçu aujourd’hui et il y avait une belle ouverture d’esprit des gens que nous avons rencontré », a déclaré lors d’un point de presse, M. Nadeau-Dubois.

Celui-ci s’est notamment rendu à la Kruger. Il a aussi procédé à une plantation symbolique d’un arbre dans la municipalité de Crabtree avec Mme Sicard. 

En début de soirée, il est venu parler d’éducation avec une centaine de personnes qui s’étaient déplacées à la Brasserie l’Albion.

« Il faut tout d’abord réinvestir de façon urgente dans l’aide aux enfants en difficulté en embauchant 2000 nouveaux professionnels. Pour ce qui est du financement public des écoles privées, on ne peut plus se permettre au Québec d’avoir un système d’éducation à deux vitesses où certains jeunes ont plus de chance que d’autres parce que leurs parents ont les moyens de les envoyer au privé », a expliqué le député sortant et candidat du comté de Gouin.

Il ajoute que si on parle de décrochage scolaire, il faut parler aussi financement public des écoles privées. « Québec Solidaire est le seul parti politique qui a le courage de mettre le doigt sur ce bobo-là et de dire qu’il faut donner des chances égales à tous les jeunes », a-t-il ajouté.

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La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Autray présentait son traditionnel débat des candidats en vue de l’élection provinciale du 1er octobre prochain dans le comté de Berthier.

Ce débat, auquel ont participé les candidat(e)s de la Coalition Avenir Québec (Caroline Proulx), du Parti Québécois (André Villeneuve) et de Québec Solidaire (Louise Beaudry), a réuni une centaine de personnes au Club de golf de Berthier.

Il a surtout été question d’enjeux nationaux, notamment lors des questions-réponses entre les candidats. Pour ce qui est des enjeux locaux, ceux-ci ont été mis de l’avant avec les questions du public.

Chaque candidat a tout d’abord fait une présentation de deux minutes. « Si je suis candidate pour une troisième fois, pour Québec Solidaire, c’est parce que j’adhère aux valeurs de justice sociale et je suis pour la sauvegarde de l’environnement », a tout d’abord déclaré Louise Beaudry.

De son côté. André Villeneuve veut continuer le travail qu’il a amorcé depuis qu’il a été élu député en 2008. « Je veux qu’on prenne soin de notre monde par le biais de la santé et de l’éducation. Je suis pour un état fort qui reconnaît le Québec comme une grande nation », a-t-il souligné.

« Je veux me battre pour le schéma d’aménagement, pour le projet de fibre optique et les services ambulanciers. Il faut développer l’agrotourisme ainsi que la route 3 », a précisé Caroline Proulx de la CAQ.

D’entrée de jeu, les trois candidats ont été interrogés sur la pénurie de main d’œuvre.  Pour la candidate de la Coalition Avenir Québec. Il faut reconnaître que les compétences des gens qui immigreront au Québec, de régionaliser l’immigration et d’accélérer le processus d’immigration (paperasse interminable). Pour la candidate de Québec Solidaire, il faut favoriser l’achat local et encourager les Petites et Moyennes Entreprises.  Enfin, pour le Parti Québécois, il faut que le gouvernement soit un leader et qu’il parle avec les acteurs du milieu et il faut brancher internet pour tout le monde.

Quelle sera la priorité #1 si vous êtes élu(e)? « La santé. Il faut être là pour le patient. Il faut revamper nos écoles. Dans Berthier, 27 écoles sont en mauvais ou très mauvais état. Je veux aussi reconstruire les deux ponts de Berthier », a fait savoir André Villeneuve.

« C’est indécent les services de santé qui ont été enlevés dans certaines municipalités. Il faut rendre plus accessible ces services et ce partout dans le comté. Il faut aussi protéger notre territoire, notamment au niveau de l’eau potable », a souligné Louise Beaudry.

« Il faut tout mettre en œuvre pour pouvoir circuler en toute sécurité sur nos routes, notamment la 131 qui est une catastrophe selon moi  Nous voulons être un gouvernement pour les familles », a énoncé Caroline Proulx.

Concernant l’augmentation du coût de la desserte policière pour les municipalités qui sont avec la SQ, le candidat du PQ, André Villeneuve, croit qu’il faut revoir les façons de faire concernant la répartition des montants à payer. De son côté, la candidate de la CAQ, Caroline Proulx, a souligné que cette augmentation n’avait pas de sens et qu’il fallait faire quelque chose étant donné l’ampleur du territoire. Enfin, Louise Beaudry, de QS, affirme qu’il faut miser sur la prévention et que chaque acteur du milieu travaille ensemble.

 

Courtoisie

Élections Québec invite les électrices et les électeurs à vérifier que leur nom se trouve sur la carte d'information transmise par la poste. C'est là une façon simple de s'assurer d'être inscrite ou inscrit sur la liste électorale à l'adresse de son domicile, une condition obligatoire à remplir pour voter. Il est aussi possible de vérifier son inscription en ligne à www.elections.quebec/verifiez.

Votre nom n'est pas sur la carte d'information? Pour voter, vous devez vous inscrire sur la liste électorale ou modifier votre inscription au plus tard le 27 septembre.

« Il est important de vérifier son inscription sans plus tarder, puisqu'il ne sera pas possible de s'inscrire ou de faire son changement d'adresse le 1er octobre. Des électrices et des électeurs ont parfois la mauvaise surprise de ne pas pouvoir voter, parce qu'ils ne sont pas inscrits sur la liste électorale ou qu'ils ont oublié de faire leur changement d'adresse », a rappelé M. Pierre Reid, directeur général des élections.

Inscription et vote : faites d'une pierre deux coups!

Les 21, 22, 25, 26 et 27 septembre, vous pouvez vous inscrire ou modifier votre inscription et voter au même endroit. Une belle occasion de faire d'une pierre deux coups! Si vous êtes à l'extérieur de votre circonscription à ces dates, vous pouvez le faire en vous présentant au bureau de la directrice ou du directeur du scrutin de n'importe quelle circonscription du Québec.

Plusieurs étudiantes et étudiants peuvent eux aussi s'inscrire ou modifier leur inscription et voter par la même occasion, et ce, à même leur établissement d'enseignement! En effet, certains cégeps, centres de formation professionnelle et universités accueillent un bureau de vote les 21, 25, 26 et 27 septembre. Une belle solution, entre autres, pour celles et ceux qui étudient dans une autre circonscription que celle de leur domicile, puisqu'ils peuvent voter pour une personne candidate dans leur circonscription.

Inscription seulement

Du 10 au 27 septembre, votre demande d'inscription ou de modification peut être faite en personne, aux heures et lieux qui se trouvent sur la carte d'information transmise par la poste et sur le site www.elections.quebec.

Votre demande doit être accompagnée d'une ou de pièces justificatives qui, ensemble, indiquent votre nom, votre date de naissance et l'adresse de votre domicile. À titre d'exemples, pensons à un permis de conduire valide ou encore à un certificat de naissance jumelé à un compte d'électricité.

Autres options

Vous pouvez aussi vous inscrire ou modifier votre inscription par la poste, par courriel ou par télécopieur si votre formulaire rempli est reçu au plus tard le 17 septembre au bureau de la directrice ou du directeur du scrutin de votre circonscription. Vous trouverez le formulaire Demande d'inscription ou de changement à la liste électorale sur le site www.elections.quebec.

Au plus tard le 17 septembre, une personne de votre famille, votre conjointe ou conjoint, ou encore une personne qui cohabite avec vous peut aussi faire une demande pour vous en présentant une copie de vos pièces justificatives. Si vous n'êtes pas en mesure de vous déplacer, vous pourrez également vous inscrire ou modifier votre inscription à domicile si vous en faites la demande au plus tard le 17 septembre.

Par ailleurs, du 10 au 19 septembre, des équipes se déplacent dans l'aire commune de certains établissements de santé et résidences privées pour personnes aînées pour inscrire ou modifier l'inscription des résidents. Si vous êtes incapables de vous déplacer dans l'aire commune, une équipe se déplacera à votre chambre ou à votre appartement si vous en faites la demande au plus tard le 17 septembre.

Quelques statistiques

Près de 4,2 millions de cartes d'information ont été expédiées dans tout le Québec. Sur une même carte est indiqué le nom de toutes les électrices et de tous les électeurs inscrits à une même adresse ou, le cas échéant, est précisé qu'aucune électrice et aucun électeur n'y est inscrit.

Lors des dernières élections générales (7 avril 2014), plus de 115 000 changements ont été apportés à la liste électorale, que ce soit pour inscrire ou radier une personne ou pour faire un changement d'adresse.

 

Photo courtoisie

Comme ils s’y étaient engagés avant les vacances d’été, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et le Syndicat de l’enseignement du Lanaudière seront actifs dans le mouvement Pour l’École Publique (PEP).

L’objectif de ce mouvement est de s’assurer que l’école publique soit au cœur des discussions pour toute la durée de la campagne électorale et à l’avant‑plan des préoccupations du gouvernement que la population élira le 1er octobre prochain.

Si l’éducation était assurément au menu de la campagne lors de la rentrée des élèves, le mouvement PEP a pour mission de rappeler que ça ne doit pas s’arrêter là. Tout au long de septembre et de la campagne, les enseignantes et enseignants voudront entendre les engagements de tous les partis pour améliorer la situation, notamment :

Assurer une composition de classe équilibrée et des services suffisants pour les élèves;

Reconnaître l’autonomie professionnelle et offrir une charge de travail respectueuse du personnel enseignant;

Accorder aux enseignantes et enseignants une rémunération à la hauteur du travail accompli.

Ainsi, le mouvement PEP sera actif sur le terrain avec des pancartes en faveur de l’école publique. Il a également constitué une plate-forme Web pour comprendre les engagements des partis au regard de ses trois principaux enjeux, ainsi qu’un message publicitaire portant sur l’éducation. Les organisations s’assureront de poser des questions aux différents partis, par écrit et sous forme de tracts, pour les inviter à se commettre sur les enjeux de fond. Une pétition pour l’éducation publique circule déjà abondamment sur les réseaux sociaux. Elle sera remise au gouvernement qui sera élu en octobre. D’ailleurs, toute la population est invitée à la signer à l’adresse :

https://www.change.org/p/élections-provinciales-2018-exigeons-des-engagements-pour-l-école-publique

« Nous avons à cœur d’améliorer le quotidien des enseignantes et enseignants du Québec qui ont une tâche trop lourde et de plus en plus complexe. Ils veulent qu’on parle de ce dont ils ont besoin pour améliorer leur travail au préscolaire, au primaire, au secondaire, à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes », a expliqué Josée Scalabrini, présidente de la FSE, tout en rappelant que son organisation ne fait pas de politique partisane.

« Au-delà des vœux pieux, nous voulons amener les partis à se compromettre en précisant leurs engagements et en faisant connaître leurs intentions réelles au regard de l’école publique, de la réussite des élèves ainsi que de la profession enseignante, qui doit être valorisée dans son ensemble. Nous voulons voir des mesures portées par une vision globale qui vont au-delà d’annonces électoralistes », a ajouté François Breault, président du Syndicat de l’enseignement du Lanaudière.

Pour les organisations syndicales, il est clair que les partis politiques doivent s’engager à réinvestir massivement en éducation, de façon à rétablir minimalement le niveau de financement qui prévalait avant les compressions des dernières années. L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a d’ailleurs évalué ce montant à 1,4 G$ depuis 2003, en comptant l’inflation.

On peut trouver le matériel du mouvement Pour l’École Publique (PEP) sur la page Facebook de la FSE.

Photo courtoisie

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de Lanaudière (APTS) tenait, le 14 septembre dernier, un débat électoral avec les candidats des trois principaux partis représentés à l’Assemblée nationale, venus à la rencontre des membres de l’APTS, syndicat qui représente quelque 2 300 travailleurs et travailleuses dans la région.

« On entend souvent que la politique est loin de nous et parfois difficile à comprendre; nous avons donc décidé d’amener la politique à nos membres », souligne la présidente de l’exécutif local de l’APTS, Diane Mathieu. Pour Richard Belhumeur, représentant national de l’APTS, « les nombreuses réorganisations qu’a connues le réseau de la santé et des services sociaux ont été très difficiles pour le personnel, exposé à des exigences de plus en plus irréalistes des employeurs. Le débat était un moment idéal de débattre ses questions. »

À noter que le parti libéral s’est retiré la veille de l’événement. « La chaise vide envoyait un message fort à nos membres : pour eux, les libéraux abandonnent la santé et les services sociaux. C’est un manque de respect pour les citoyens et pour notre organisation! » de s'offusquer Diane Mathieu et Richard Belhumeur.

Les candidats présents ont croisé le fer sur plusieurs thèmes, avant de se prêter à une période de questions : la santé des professionnels et techniciens du CISSS de Lanaudière, leur autonomie professionnelle, les réorganisations, les mesures statistiques, la privatisation, la santé des femmes et les mesures de conciliation travail-famille-études. Devant eux, un auditoire attentif, notamment composé de travailleur·euse·s sociaux, d’éducateur·trice·s, de technicien·ne·s de laboratoire, de physiothérapeutes, d’ergothérapeutes, etc.

Éric Tremblay (PQ) s'est engagé à faire davantage confiance au jugement clinique des techniciens et des professionnels et mise sur une gestion décentralisée qui leur permettrait d’utiliser au maximum leurs connaissances. Lui-même et Lise Lavallée (CAQ) croient que la structure des groupes de médecines familiales, qu'ils estiment complémentaire au réseau actuel, doit être maintenue. Olivier Huard (QS), quant à lui, souhaite plutôt rapatrier l’ensemble des professionnels et des techniciens dans les CLSC et valoriser au maximum leur rôle dans la communauté.

Les candidats sont par ailleurs unanimes sur l’ajout de lits supplémentaires à l’hôpital Pierre-Le-Gardeur, en nombre suffisant. Éric Tremblay (PQ) et Olivier Huard (QS), pour leur part, s’engagent à « porter » la voix des professionnels et des techniciens lors de la prochaine ronde de négociation nationale. Lise Lavallée (CAQ), quant à elle, a plutôt référé la question au prochain titulaire de la Santé et des Services sociaux.

Photo Guy Latour

Le député sortant du comté de Mercier, pour Québec Solidaire (QS), Amir Khadir était à Joliette, le 7 septembre afin de donner un coup de main à la campagne de la candidate de Joliette, Judith Sicard.

En conférence de presse, au local électoral de Mme Sicard, QS a dévoilé ses propositions en matière d’éducation, de transport, d’environnement et de fiscalité municipale.

« Depuis le début de la session, au cégep de Joliette, les étudiant-es ne peuvent plus acheter de vignettes pour l’espace de stationnement du parc Louis-Querbes. Auparavant, une entente entre la ville de Joliette et le cégep le leur permettait au coût de 95$ par année. Dans un désir d’uniformiser ses pratiques, la Ville de Joliette a choisi de reprendre la gestion complète de ce stationnement. Il n’est plus réservé à la population étudiante et fonctionne avec un horodateur. Une journée complète de stationnement coûte 3$. Considérant que le calendrier scolaire compte au minimum 75 jours par session, on arrive au constat suivant : la facture est passée de 95$ par année à 450$ pour les étudiants et les étudiantes. Le tarif des espaces de stationnement du cégep, déjà pleins aux heures d’affluence, est de 6$ par jour », a tout d’abord expliqué Judith Sicard.

Celle-ci précise qu’à Québec solidaire, on considère que l’éducation est un droit, et non un privilège. En aucun cas la situation financière d’une personne ne devrait déterminer si elle entamera et complètera un parcours collégial, ou si elle pourra s’investir à fond ou non dans ses études. « C’est pour ça qu’on propose une pleine gratuité scolaire du CPE jusqu’au doctorat. En fait, lorsqu’on y pense, c’est une mesure bonne pour toutes les familles qui, même au primaire et au secondaire, doivent débourser en moyenne 558$ par enfant par année en fournitures, sorties, transport et frais de garderie », a-t-elle déclaré.

En matière de transport, Judith Sicard rappelle que le problème environnemental numéro un, ce sont les gaz à effet de serre et que le principal coupable au Québec, c’est le transport. QS croit qu’il faut développer le taxibus, l’auto-partage et les plateformes qui permettent et facilitent le covoiturage.

Pour ce qui est de la fiscalité municipale, QS estime qu’il faut changer le mode de financement des municipalités qui sont sous-financées. « C’est pour cette raison qu’on propose de remplacer le système actuel par un système qui tire son financement de l’impôt avec une répartition qui tienne compte de différents critères comme le nombre de personnes résidentes et en villégiature, l’étendue du territoire couvert par les infrastructures municipales, les sites commerciaux, industriels ou de conservation ayant des besoins particuliers. Cette répartition sera décidée conjointement par les municipalités et devra être approuvée à double majorité : par les municipalités et par la population », souligne Mme Sicard.

Cadre financier

De son côté, le Dr Amir Khadir a expliqué quel sera le cadre financier de Québec Solidaire.

« Avec la création de Pharma-Québec, on veut mettre en en place un pôle public d’achat, de fabrication et de recherche en médicament en plus d’une assurance médicament universelle. Cette mesure nous permettra de réduire le prix des médicaments de 40% et de réaliser des économies de 2 510 millions $ », a expliqué le Dr Khadir

Il ajoute que QS haussera les impôts des grandes entreprises qui passeront 11,7 à 14,5 %. En tout, Québec solidaire a identifié 12 sources additionnelles de revenus et d’économies. Parmi celles-ci il y a les redevances minières, les redevances sur l’eau, la lutte à l’évasion fiscale, la lutte à la corruption, la réduction du salaire des médecins, le retrait des subventions aux écoles privées ainsi que les revenus fiscaux associés à l’augmentation du salaire minimum.

« Nos solutions sont audacieuses, mais intelligentes. Elles démontrent notre compréhension globale des enjeux de l’éducation, du transport, de l’environnement et du développement municipal : à savoir qu’il s’agit de problèmes d’action collective qui exigent des solutions collectives », a conclu Judith Sicard.

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