Photo d'archives

Palais de justice

Après moins de deux jours de délibérations, un jury de la Cour supérieure a reconnu, le 5 décembre, Daniel Demontigny coupable du meurtre non prémédité sur Pierre Perreault.

M. Perreault a été tué par arme blanche en fin de journée du 8 novembre 2015 dans un logement de la rue Marsolais à Joliette. Une altercation a éclaté entre l’accusé la victime.

Le procès s’est ouvert le 7 novembre dernier au palais de justice de Joliette. Le jury a entrepris ses délibérations en milieu d’après-midi, le 3 décembre, avant de rendre son verdict unanime vers 11h30, moins de deux jours plus tard.

Lors du procès, l’accusé a reconnu avoir causé la mort de M. Perreault. La Défense, représentée par Me Kaven Morasse et Me Mia Mannochia demandait à ce que leur client soit reconnu coupable d’homicide involontaire.

« Notre prétention est que M. Demontigny était en état de psychose en raison de sa forte intoxication au moment des évènements », a expliqué en entrevue au Lanauweb, Me Mannochio, quelques minutes après le verdict. Celle-ci a aussi confirmé que son client irait en appel du verdict de culpabilité.

Daniel Demontigny, coupable, meurtre,  Pierre Perreault.
Photo d.archives.
Me Mia Manochio et Me Keven Morasse et représentaient l'accusé

L’accusé n’avait pas dormi la nuit avant le meurtre car il avait pris de la morphine. Il avait aussi consommé six speeds, bu six bières en plus de fumer deux joints de cannabis.

Pierre Perreault, 58 ans, a été tué de cinq coups de couteau dont un fût mortel car il a transpercé son cœur.

La Couronne, représentée par Me Valérie Michaud et Me Yan Vachon, a fait entendre 17 témoins en poursuite. Parmi ceux-ci, la nièce de l'accusé est venue raconter comment elle avait surpris Daniel Demontigny en train de poignarder la victime dans le logement de la rue Marsolais.

L’accusé sort de ses gonds

Fait exceptionnel, les représentations sur la peine ont débuté en après-midi, le 5 décembre, devant l’Honorable France Charbonneau, et ce, sans la présence de Daniel Demontigny.

En effet, l’accusé, qui est détenu depuis son arrestation, le 8 novembre 2015, a sorti de ses gonds et a fait une violente sortie verbale envers le tribunal. Il a dû être escorté vers le quartier cellulaire par des agents correctionnels et l’audience a pu  poursuivre sans lui.

Comme l’accusé a été reconnu coupable de meurtre non prémédité. Il est automatiquement condamné à la prison à vie. La Couronne a demandé à ce que Daniel Demontigny purge un minimum de 17 ans alors que la Défense suggère le minimum prévu par la loi pour ce genre d’infraction soit dix ans

La juge Charbonneau rendra sa sentence le 13 décembre.

Me Mia Manochio et Me Keven Morasse et représentaient l'accusé
Photo d'archives. Me Valérie Michaud, procureure du DPCP dans ce dossier.