Photo Guy Latour

Palais de justice

Le Directeur des Poursuites Criminelles et Pénales (DPCP) ne portera finalement aucune accusation criminelle contre deux employés de l’École Espace-Jeunesse pour des agissements sur des élèves atteints de déficience intellectuelle.

« Le DPCP a procédé à une analyse minutieuse de l'enquête policière menée par la Sûreté du Québec. Le DPCP conclut qu'aucune accusation ne sera déposée en appliquant les critères relatifs à la suffisance de preuve et de l'opportunité de poursuivre », a précisé en entrevue au Lanauweb, Me Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP.

En février dernier, le Journal de Montréal avait révélé qu’une enseignante et une éducatrice spécialisée étaient visée par une enquête de la SQ. 

Pour la Commission Scolaire des Samares (CSS): « Il y avait des interrogations sur des interventions physiques et verbales », avait alors mentionné Diane Fortin, directrice-adjointe de la CSS.  Ces deux employés avaient été temporairement suspendus le temps de l’enquête. Toujours selon le Journal de Montréal, plus d’un élève aurait été victime des deux employés de l’école.

« Les membres des familles ont été rencontrés et informés de la décision du DPCP», a précisé Me Jean-Pascal Boucher.

De son côté, la Commission Scolaire des Samares (CSS) a précisé qu’elle n’émettra aucun commentaire sur cette décision du DPCP ni du sort qui attend les deux employés « étant donné que l’information est confidentielle », a précisé Diane Fortin, directrice adjointe du Service du secrétariat général et des communications à la CSS.

Plus d’une centaine d’élèves âgés entre 5 et 21 ans fréquente l’École Espace-Jeunesse. La clientèle est formée de jeunes souffrant de déficience intellectuelle, de moyenne à sévère, qui est parfois jumelée à un trouble du spectre de l’autisme.