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Palais de justice

Un policier de la Sûreté du Québec qui s’en est pris violemment à un citoyen lors d’une intervention de routine n’aura finalement pas de casier judicaire.

La juge France Charbonneau, de la Cour supérieure, a accepté l’appel de Guillaume St-Louis qui contestait sa peine soit une sentence suspendue.

« Avec respect, le juge de première instance a erré en concluant que l’intérêt public excluait nécessairement le prononcé d’une absolution, faisant fi des circonstances particulières du dossier », écrit la juge Charbonneau dans sa décision rendue le 9 juillet dernier.

Ainsi, Guillaume St-Louis a obtenu une absolution conditionnelle avec l’obligation d’effectuer 200 heures de travaux communautaires. Cela signifie  que le policier n’aura pas de casier judiciaire. Par contre, le verdict de culpabilité a été maintenu par la juge de la cour supérieure.

Au terme de son procès, qui s’est échelonné sur plusieurs mois, de façon intermittente, l’agent Guillaume St-Louis, 36 ans, avait été reconnu coupable, en décembre 2017 de voie de fait causant des lésions corporelles sur Alexandre Hébert.

Le procureur de la Couronne dans ce dossier, Me Alexandre Dubois, a confirmé au Lanauweb qu'il n'en appellera pas de la peine prononcée par la Cour supérieure.

Guillaume St-Louis, casier judiciaire, absolution conditionnelle
Photo d'archives. Guillaume St-Louis

Rappel des faits

Le 9 décembre 2014, vers 9h30, Alexandre Hébert est allé reconduire sa fillette de 11 mois à la garderie à Lanoraie. Lors de son témoignage, M. Hébert avait raconté que son véhicule a emprunté la rue Faust et la rue Émile. Au coin d’Émile et Perreault, il a croisé l’auto-patrouille conduit par Guillaume St-Louis.

Un peu plus loin, M. Hébert avait vu les gyrophares du véhicule policier. Il ne s’était pas immobilisé immédiatement car il croyait n’avoir commis aucune infraction au code de la sécurité routière.

Rendu un peu plus loin, la victime  avait immobilisé son véhicule après avoir entendu le klaxon du véhicule policier. M. Hébert avait sorti la tête pour demander à Guillaume St-Louis pourquoi il l’arrêtait. Ce dernier lui avait répondu sur un ton autoritaire que c’est parce que son véhicule avait les vitres teintées. La présumée victime lui avait alors répondu qu’il avait acquis le véhicule comme ça.

Alexandre Hébert avait mentionné que le policier lui avait alors demandé ses papiers. M. Hébert avait témoigné qu’ils ne les avaient pas sur lui car il n’avait pas son portefeuille, car il portait du linge mou étant donné la courte distance qu’il avait à parcourir pour conduire sa fille à la garderie.

Près de la portière du véhicule d’Alexandre Hébert, Guillaume St-Louis lui avait demandé de sortir de son véhicule.  M. Hébert parlait tout bas et dit « Ayoye c’est le fun ». Le policier l’avait immédiatement accusé de l’avoir envoyé chier.

M. Hébert était sorti difficilement de son véhicule en raison du peu d’espace laissé par le policier St-Louis. Alexandre Hébert s’est senti intimidé et le policier lui a demandé d’enlever ses lunettes, ce que M. Hébert ne fait pas. Le policier les a alors enlevé agressivement.

Après que l’agent St-Louis lui annonce qu’il va alors le mettre en arrestation, M. Hébert croyait à une blague. Au bout de quelques secondes, il constate que sa vue devient embrouillée et que du poivre de cayenne avait été aspergé sur ses doigts.

Le policier a demandé à Alexandre Hébert de mettre ses mains sur le capot. C’est alors que Guillaume St-Louis l’aurait frappé « entre cinq et dix fois au dos, entre cinq et dix fois aux jambes ainsi qu’au moins trois coups derrière la tête », selon la version de M. Hébert.

L’intervention du policier St-Louis a causé plusieurs blessures à Alexandre Hébert lors de l’évènement, soit des blessures à la tête et au tibia, une fracture de l’index de la main gauche,  en plus de nombreuses ecchymoses.

Guillaume St-Louis, casier judiciaire, absolution conditionnelle
Photo d'archives. Alexandre Hébert, la victime

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Palais de justice

Une berthelaise de 45 ans qui devait recevoir sa sentence pour une fraude de 43 000$ contre son ex-employeur, la Fabrique de la paroisse St-Laurent, aurait tenté de commettre l’irréparable.

Marie-France Gauvin devait se présenter au palais de justice de Joliette ce matin. Mais l’accusée brillait par son absence devant le juge Bruno Leclerc. C’était la deuxième fois qu’elle faisait faux bon à la juge depuis son plaidoyer de culpabilité.

L’avocat de l’accusée, Me Dave Drolet, a expliqué au tribunal que sa cliente aurait tenté de mettre fin à ses jours au cours des derniers jours.

Disant comprendre l’extrême difficulté pour certaines personnes de faire face à leurs obligations devant la justice, le juge Leclerc a accepté de remettre le dossier au 31 juillet prochain. L’accusée devra cependant déposer une preuve écrite de sa présence à l’Hôpital.

Mme Gauvin, qui était secrétaire dans la paroisse Saint-Laurent (qui regroupe les communautés de Sainte-Geneviève-de-Berthier, L'île Dupas, Saint-Ignace-de-Loyola et Saint Barthélemy) avait plaidé coupable, en mars dernier, à des accusations de fraude de plus de 5000$ et d'avoir fait un faux document.

Elle a avoué avoir produit à son bénéfice une série de chèques totalisant 43,000$, entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016.

Il y a quelques mois, elle avait indiqué vouloir entreprendre un processus de remboursement.

 

Photo courtoisie Richard Prud'homme

Palais de justice

C’est le 22 octobre prochain que le juge François Landry rendra sa décision dans le procès de Serge Lamoureux, directeur du service des incendies de Chertsey, accusé d’avoir mis le feu dans un chalet de la même municipalité en octobre 2014.

Lors des plaidoiries, le 18 juillet, la procureure de la Couronne, dans ce dossier, Me Julie Bacon a soulevé une foule de contradictions dans les versions livrées par Serge Lamoureux en cours d’enquête et lors du procès. Selon l’avocate, ces contradictions tendent à l’incriminer.

Du côté de la Défense, Me Dave Drolet a souligné que la preuve ne relie d’aucune façon son client à l’incendie et qu’il n’avait aucun intérêt à commettre un crime alors qu’il jouit d’une réputation enviable avec 40 ans au Service des incendies de Chertsey.

« Ce n’est pas parce que Serge Lamoureux aurait menti qu’il est nécessairement coupable et que la Couronne n’a pas fait témoigner de gens qui aurait pu étayer sa preuve », a-t-il plaidé.

Lors du procès, la propriétaire du chalet, Annie Dion, était venue dire que l’accusé aurait manifesté dans le passé son intérêt pour le chalet situé tout près de sa résidence.

Une rencontre a eu lieu entre Mme Dion et Serge Lamoureux à ce sujet, et ce dernier lui aurait demandé si son chalet était assuré. Lorsque l’incendie s’est déclaré, l’accusé aurait mentionné à Mme Dion que le feu serait d’origine électrique.

Les faits reprochés à l’accusé se seraient déroulés dans l’après-midi du 20 octobre 2014 à Chertsey.

L’incendie s’est déclaré dans une résidence de la rue Bélair, les dommages étant surtout concentrés à l’arrière de la résidence.

procès, Serge Lamoureux, verdict, plaidoiries
Photo courtoisie: Serge Lamoureux (au centre) lors de l'annonce par la municipalité de Chertsey de l'acquisition d’un camion incendie Warrior en décembre 2016..

Suspendu avec solde                                                                                     

Rappelons qu'à la suite de son arrestation et de sa mise en accusation, Serge Lamoureux a été suspendu avec solde, en octobre 2018, de ses fonctions de directeur du service des incendies et de préposé  – inspection – suivi des permis à l’urbanisme de la municipalité.

M. Lamoureux est à l’emploi de la municipalité depuis 1979 et est directeur du service des incendies depuis plusieurs années.